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03/11/2006

Opération de police discrète à Epinay : sept interpellations

Des policiers en civil ont pris part à l'opération avec le soutien en couverture de renforts de police autour de la cité.

Cette opération a été menée dans la plus"totale discrétion"par des effectifs de la sécurité publique et des CRS, a précisé une source policière.

Les sept personnes interpellées sont à la fois de jeunes majeurs et des mineurs. Elles ont été identifiées grâce au relevé de leurs empreintes digitales, selon une source policière.

Deux autres jeunes au moins sont encore recherchés. Ils sont soupçonnés d'avoir participé à l'agression au cours de laquelle Christophe Estève, 30 ans, policier de la Brigade anti-criminalité (BAC), a été blessé dans la nuit de vendredi à samedi, alors qu'il se trouvait avec deux collègues.

Atteint à la mâchoire par un jet de pierre, Christophe Estève a été hospitalisé à Eaubonne (Val-d'Oise) et une trentaine de points de suture lui ont été posés. Il a quitté l'hôpital lundi à la mi-journée.

Répondant à un appel police secours pour un vol à la roulotte, l'équipage de la BAC s'était"trouvé bloqué par deux véhicules placés en travers de la route", selon le préfet. Il ont été attaqués par"plus d'une trentaine d'individus, porteurs de barre de fer et d'armes de poing", qui ont"jeté des pierres sur le véhicule et utilisé à l'encontre des policiers du gaz lacrymogène. Un individu a même fait usage d'une arme en tirant en l'air", a précisé le préfet.

Le parquet de Bobigny a ouvert lundi une information judiciaire contre X pour"tentative de meurtre aggravée sur un fonctionnaire de police avec préméditation".

Pour ce chef, le ou les agresseurs encourent la prison à perpétuité.

Le parquet a également ouvert une information judiciaire pour"dégradations en réunion"de véhicules (à la fois ceux des policiers et des véhicules privés alentours).

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03/11/2006

Belgique : Manque de transparence et de contrôle dans les centres fermés

En 2004, 7.622 personnes ont été placées dans un des cinq centres fermés du Royaume et ce chiffre ne cesse d'augmenter, tout comme celui de la durée de détention. Parmi les étrangers détenus dans ces centres, figurent des demandeurs d'asile, des demandeurs d'asile en procédure, des personnes sans permis de séjour valable, des étrangers qui ont purgé une peine par le passé, ainsi que des personnes dites 'inadmissibles', qui ont fait l'objet d'une mesure de refoulement à la frontière parce qu'elles ne satisfaisaient pas aux conditions d'entrée sur le territoire.

Le rapport se penche aussi sur les aspects médicaux et psychologiques de la détention et de l'expulsion. Les personnes malades et qui ne peuvent pas bien être soignées, ne devraient pas être enfermées, estiment les auteurs du rapport. Les organisations estiment qu'on a du mal à différencier, en Belgique, une prison d'un centre fermé."Dans les centres fermés, les détenus sont tout le temps accompagnés par des agents de sécurité. Dans certains centres, aucune vie privée n'est laissée au réfugié", estime une juriste de l'association Vluchtelingenwerk Vlaanderen.

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03/11/2006

Environ 10 000 réfugiés burundais émigrent aux Etats-Unis.

Dans les deux ans à venir, les Etats-Unis vont accueillir 10 000 Burundais vivant depuis des années en Tanzanie, dans des camps installés à la frontière de leur pays qu'ils ont fui en raison de la guerre. Tom Casey, porte-parole du département d'Etat, a expliqué les raisons de ce geste : « A la demande de l'agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et également du gouvernement de Tanzanie, où ces réfugiés vivent depuis de nombreuses années, nous avons l'intention d'offrir un permis de résidence permanente à un groupe de Burundais, réfugiés dans des camps de l'ouest de la Tanzanie ». Certains ont quitté leur pays depuis 1972, pendant les affrontements sanglants entre Tutsi et Hutu. Après des décennies de conflit, nombreux sont les réfugiés qui ne connaissent même pas leur pays.

Les réfugiés burundais se verront offrir le statut de réfugiés et « pourront s'installer ici de façon permanente ». Les Etats-Unis ne font donc pas une demi-proposition aux nouveaux venus. Ils ont l'assurance de pouvoir demander par la suite la nationalité américaine.

Le Haut Commissariat aux réfugiés avait demandé au début de cette année aux Etats-Unis, pays d'immigration, d'accueillir des réfugiés burundais vivant dans ces camps à l'ouest de la Tanzanie. Le gouvernement américain vient donc de donner une réponse positive. Au départ, le nombre de Burundais censés traverser l'océan Atlantique pour démarrer une nouvelle vie au pays de l'Oncle Sam était beaucoup plus important. Les organismes d'aide aux réfugiés pensaient que beaucoup n'allaient pas retourner dans leur pays, soit parce qu'ils ne l'avaient jamais connu de leur vie, soit parce qu'ils avaient été ballottés d'un camp de réfugiés à l'autre et représentaient les candidats rêvés pour une nouvelle vie. Pourtant, malgré leur mauvaise fortune, un grand nombre de ces personnes n'a pas souhaité tenter l'aventure et préfère rester en Tanzanie, dans les parages de leur pays d'origine.

Petit pays grande migration

Cette vague de migration officielle est tout sauf anecdotique, aussi bien pour le pays de départ que pour le pays d'accueil. Avec un peu plus de 8 millions d'habitants, le Burundi est un tout petit pays où la population, du fait des conflits armés, est très jeune. Même si le retour de milliers de réfugiés menace de poser des problèmes alors que la paix est encore toute fraîche, les autorités de Bujumbura peuvent craindre une fuite partielle des cerveaux. Les Burundais qui tenteront l'aventure américaine seront certainement les plus entreprenants des réfugiés.

Que les Etats-Unis, avec leur inoxydable image de pays ouvert, donne leur chance à plusieurs milliers de Burundais alors qu'ils sont près de 200 000 à végéter aux portes de leur patrie, la réponse peut paraître disproportionnée. Pourtant, les statistiques d'attribution de la Green Card, la fameuse Carte Verte permettant de travailler aux Etats-Unis, montrent qu'en 2004 par exemple, 34 citoyens burundais avaient obtenu le célèbre document permettant de s'installer aux Etats-Unis.

Malgré la taille gigantesque des Etats-Unis, cette arrivée massive de Burundais est également un événement pour le pays. Le département d'Etat indique que depuis 1975, 79 000 réfugiés venant d'Amérique Latine sont entrés légalement sur le territoire. L'écrasante majorité d'entre eux - 50 000 - venait de Cuba. L'arrivée de ces migrants s'était étalée dans le temps alors que cette fois, l'économie américaine devra absorber des demandeurs d'emploi dans un temps court.

Rester ouvert

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, l'administration américaine est devenue très exigeante, très méfiante avec les étrangers ; avec les natifs aussi d'ailleurs, les libertés individuelles ayant été restreintes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Malgré ce durcissement, Washington a répondu favorablement à la demande du HCR. « Le programme des Etats-Unis relatif à l'admission des réfugiés a toujours été et est toujours un bon reflet du peuple que nous sommes : des gens généreux, animés de compassion et extrêmement fiers de notre diversité culturelle », déclarait il y a quelques jours Ellen Sauerbrey, secrétaire d'Etat adjointe à la Population, aux Réfugiés et à la Migration. La responsable politique a par ailleurs annoncé que les Etats-Unis envisageaient d'accueillir jusqu'à 70 000 réfugiés pendant l'année budgétaire 2007. A l'occasion de ces déclarations, Mme Sauerbrey en a profité pour exhorter la communauté internationale à réinstaller 100 000 Bhoutanais au Népal. Washingtonse veut exemplaire sur la question des réfugiés.

Un peu partout dans le monde, des conflits armés obligent des gens à partir. Ils s'installent alors pour quelque temps dans des camps précaires. Et lorsque le provisoire s'installe dans la durée ou que le retour devient impossible, trouver une terre d'asile s'impose. Sur internet, la diaspora burundaise qui a fait sa vie ailleurs s'exprime à travers un journal. Ces témoignages montrent que le rêve américain est toujours efficace mais qu'il est difficile à réaliser.

« Travailler aux USA ? Oui, c'est assez facile, mais il faut accepter de partir de très bas », raconte Alexis Rwasenge qui vit à Long Islands depuis 1993. Technicien réparateur de photocopieuses en semaine, il fait le chauffeur de taxi le week-end, n'a pas le temps d'apprendre la langue kirundi à ses enfants mais a le projet de les envoyer en vacances au Burundi, pour qu'ils sachent d'où ils viennent.

par Colette Thomas

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03/11/2006

Génocide rwandais : les accusés pourraient être jugés en France

Le Conseil de sécurité des Nations unies a fixé à 2010 la fermeture de la juridiction internationale basée à Arusha, en Tanzanie. Le 9 octobre dernier, face à l'Assemblée générale, le représentant du Rwanda aux Nations unies, Joseph Nsengimana, lui a demandé de «prendre des mesures appropriées pour s'assurer que tous les accusés seront jugés, même après la fin du mandat du TPIR». Kigali mène en effet une diplomatie tous azimuts pour que les Etats poursuivent les responsables du génocide réfugiés sur leur sol, faute de pouvoir en obtenir l'extradition car la peine de mort est encore en vigueur au pays des mille collines. Le TPIR appuie cette politique.

La France veut décider au cas par cas

Les auteurs du génocide ne «doivent pas se sentir libres, une fois fermées les portes du TPIR», estime le chef des poursuites au parquet d'Arusha, Stephen Rapp. Depuis plus d'un an, le parquet a mené des négociations difficiles en ce sens avec plusieurs pays. Le transfert des dossiers nécessite que les Etats soient compétents pour juger ces ressortissants rwandais. En septembre, les juges du TPIR avaient refusé le transfert d'un dossier vers la Norvège, pourtant volontaire, au motif que le chef de « génocide » ne figurant pas au code pénal, un accusé ne pourrait être poursuivi que pour des crimes de droit commun.

Il faut encore que les Etats soient volontaires. De tels procès nécessitent des moyens importants et sont politiquement sensibles. Si les Pays-Bas ont donné leur accord de principe, la France et la Belgique n'ont accepté de prendre des dossiers qu'au cas par cas. Par le passé, la Belgique a conduit deux procès à l'encontre de six responsables du génocide et doit en ouvrir un troisième en avril 2007. Dans le cas de la France, la loi d'adaptation avec le TPIR, adoptée en 1996, lui donnerait compétence pour conduire ces dossiers.

En France, plusieurs instructions ont été ouvertes à l'encontre de Rwandais parmi lesquels le prêtre Wenceslas Munyeshaka et l'ancien préfet Laurent Bucyibaruta. Mais à ce jour, aucune enquête n'a abouti. Jusqu'en 2001, les affaires étaient dispersées entre les mains de plusieurs juges d'instruction qui peinaient face à des dossiers mal étoffés et des enquêtes complexes. Suite aux requêtes de plusieurs associations, deux juges d'instruction ont été désignés. Si une première commission rogatoire pourrait avoir lieu en novembre, selon plusieurs sources, les relations orageuses entre Paris et Kigali ont longtemps empêché cette possibilité. D'autant que Paris conserve ouvert le dossier de l'attentat, le 6 avril 1994, contre l'avion de l'ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, suite aux plaintes des familles des pilotes français. Les conclusions du juge viseraient l'actuel régime de Kigali.

Le Rwanda pourrait abolir la peine capitale

Kigali revendique sa légitimité à juger sur son propre sol les responsables du génocide. Le chef des poursuites, Stephen Rapp, rappelle d'ailleurs que «l'essentiel des dossiers sera transféré au Rwanda». Un projet de loi en faveur de l'abolition de la peine capitale est en cours de rédaction au Rwanda. Mais il soulève l'opposition de certaines associations de victimes. Près de 600 personnes sont condamnées à mort au Rwanda, mais la dernière exécution remonte à avril 1998, où 23 personnes avaient été exécutées dans un stade de Kigali.

parStéphanie Maupas

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03/11/2006

Bébés congelés : à la morgue de Séoul, avec les experts de l'ADN

En Corée du Sud, « l'affaire Courjault » n'est pas finie. Les cadavres des bébés congelés par leur mère, Véronique Courjault, reposent encore dans la chambre froide de l'Institut national coréen d'investigation scientifique, le Nisi. Le Dr Seok Hoon-jeon, qui a autopsié les corps, propose de s'y rendre. Après avoir passé des couloirs lugubres, puant la mort, il ordonne à un légiste d'ouvrir la porte blindée de la chambre froide. Là, un congélateur en acier contenant les deux corps est posé au pied d'un mur.« On ne sait plus quoi faire de ce"frigo",lance Kwon Ki-seok, un employé du Nisi.Il est là depuis des semaines. Plusieurs fois par jour, de 8 h 20 du matin à 21 heures, je dois vérifier l'état de conservation des corps des bébés. C'est pénible. On veut se débarrasser de ce frigo. Il est temps que les autorités françaises viennent le récupérer. »

« On a beaucoup et très bien travaillé sur l'affaire Courjault »,se félicite Han Myun-soo, 47 ans, chef du département des analyses ADN du Nisi. Cet organisme a déjà élucidé, avec la police, une kyrielle d'affaires criminelles, dont celle de Balbali, auteur de cent viols. Des traces d'ADN retrouvées dans une pièce où il avait séquestré sept femmes l'ont trahi. Le Dr Han Myun-soo a scotché au mur de son bureau la photo de l'arrestation.

Tsunami.Mais, depuis douze semaines, c'est une autre affaire qui l'occupe :« L'affaire française »des deux bébés congelés de Jean-Louis et Véronique Courjault, qui, en Corée du Sud, fait grand bruit.« Près de 100 pays maîtrisent les tests ADN,dit le Dr Han.La Corée se situe dans les vingt premiers. Quand le Forensic, l'Institut anglais de médecine légale, obtient 4 résultats pour 10 mégots de cigarettes analysés, le nôtre en obtient 8. »Après le tsunami de décembre 2004 en Asie, le Dr Han et ses équipes ont été appelés pour identifier des milliers de corps. Lors de l'incendie du métro de Daegu en 2003 (120 morts), le Dr Han est là.

Il n'oublie pas les insinuations françaises de l'été, laissant supposer que ses équipes auraient pu commettre des erreurs.« En Corée, je suis le pionnier de l'ADN. J'ai été formé il y a vingt ans par le Dr Jeffreys, un scientifique britannique qui adéveloppé les enquêtes menées à partir du système ADN. Ensuite, j'ai appris mon métier aux Etats-Unis, au sein du FBI. En Europe, aux Etats-Unis et en Asie, nous utilisons les mêmes méthodes. Moi, je suis un travailleur assidu. Pour déterminer la parenté de ces bébés, nous avons effectué 30 analyses. Et recoupé tous les résultats. »

Brosses à dents.Deux heures durant, le Dr Han livre« pour la première fois à un journal français [...] toutes les informations détaillées des analyses ADN »des Courjault.« La police nous a fait parvenir des prélèvements des bébés. Des objets de la famille, des brosses à dents, des peignes. Des cheveux, aussi, des traces de salive... Nous avons ainsi reconstitué l'ADN des Courjault. Puis, nous avons appliqué la méthode STR pour retracer le lien paternel, la méthode YSTR pour recouper les liens entre parents et objets, puis la méthode mitochrondriale pour retracer le lignage maternel. Le résultat final est apparu. Nous l'avons transmis aux enquêteurs le 26 juillet. Jean-Louis Courjault était bien le père des bébés. »Pour en être sûr, le Nisi a mené un autre test censé fixer le lignage paternel. Là encore, les résultats étaient positifs.« Nous avons ensuite réalisé les analyses ADN des bébés. Elles n'étaient pas tout à fait identiques. Les bébés n'étaient donc pas des frères jumeaux. Etaient-ils de faux jumeaux ? Des frères ? Qui était leur mère ? Pour le savoir, nous avons analysé et recoupé l'appartenance d'objets. Là encore, aucun doute n'était possible. Véronique Courjault était bien la mère de ces bébés. »La conclusion est alors d'autant plus sûre qu'en 2003 Véronique Courjault a subi à Séoul une ablation de l'utérus. L'hôpital Sainte-Marie, qui l'a opérée, a conservé ses tissus cellulaires. Le Nisi les a récupérés.« L'avocat du couple Courjault a affirmé que nous ne disposions pas de tissus. Faux ! »

« Dans cette affaire,ajoute Han Myun-soo,j'ai fait mon devoir. Les bébés congelés avaient de mauvais parents. Ils sont morts peu après leur naissance, privés de soins. Je crois que Véronique Courjault est une femme intelligente. Mais, refusant d'avoir ces enfants, elle a paniqué. Sans doute ne savait-elle pas où enterrer les corps. »L'affaire a visiblement marqué le Dr Han :« J'ai l'habitude de travailler sur des cadavres. Mais je suis aussi un chrétien baptiste et je dois reconnaître que j'ai été choqué en découvrant ces cadavres de bébés congelés. Cela m'a remué. Attristé. Comment l'être humain peut-il être capable de tant de cruauté ? Je crois que, dans cette affaire, on touche un peu à la folie. »

Confucianisme.Seok Hoon-jeon, 37 ans, premier médecin légiste à avoir autopsié les corps des deux bébés, assure de son côté que l'affaire Courjault l'a« gêné »:« Je n'étais pas choqué, j'ai déjà mené des autopsies de bébés coréens abandonnés dans des cuvettes de toilettes, dans des stations de métro, dans des parkings ou dans des champs. Dans notre pays, dominé par le confucianisme, on a des infanticides, car il est tabou d'accoucher avant de se marier. C'était toutefois la première fois que j'avais affaire à des bébés congelés. Ils n'avaient pas de blessure extérieure, ils avaient vécu. L'autopsie a révélé que leurs poumons étaient remplis d'air. Les accouchements avaient été sauvages. Les nouveau-nés sont morts peu après la naissance, faute d'avoir reçus les bons soins. » « Peut-être la France a-t-elle eu honte de cette affaire et a-t-elle essayé de nier sa réalité ? »dit-il, blessé que la justice française ait méprisé la science de son pays.

Quatre Psychologues pour la mère

Véronique Courjault, mise en examen le 12 octobre à Tours pour un triple infanticide, a reçu jeudi la première visite de son avocate, Me Hélène Delhommais, à la maison d'arrêt d'Orléans, et s'est dite« très demanderesse d'une expertise psychiatrique ».Quatre experts psychiatres et psychologues ont été désignés pour tenter de comprendre les ressorts de cette mère qui a caché trois grossesses à ses proches, et a étranglé ses trois bébés. Les policiers vont aller poursuivre leurs investigations à Séoul (Corée du Sud), où Véronique Courjault est accusée d'avoir assassiné deux nourrissons en 2002 et 2003 avant de les congeler. Elle les aurait transportés à la main dans un sac Isotherm lorsqu'elle a emménagé en 2005 à Sorae Village. Son époux, Jean-Louis Courjault, mis en examen pour complicité d'assassinats et laissé libre sous contrôle judiciaire,« se trouve à l'heure actuelle en arrêt de travail »,selon son avocat, Marc Morin.

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03/11/2006

Antisémitisme : réalité et instrumentalisation

Est-il possible de soutenir les droits du peuple palestinien en ignorant les interférences entre ce soutien et la question de l'antisémitisme ? Ou en pensant que face à l'arrogance israélienne et à la destruction systématique de la société palestinienne (Michel Warschawski parle d'ethnocide), la question de l'antisémitisme est devenue secondaire ? Je ne le crois pas et je commencerai par évoquer deux faits.

Leila Shahid

En disant publiquement la très grande admiration que j'ai pour elle (en tant que personnalité et en tant que femme, je ne parle pas de sa fonction officielle) et en regrettant vivement son départ de Paris, je tiens à souligner quelque chose qui est très important. Très souvent, quand elle fait des réunions publiques, Leila Shahid tient à être accompagnée de personnalités juives israéliennes ou françaises favorables à une paix juste. C'est ainsi qu'elle a multiplié les réunions avec Michel Warschawski et Dominique Vidal mais aussi avec Oren Meddicks (israélien, animateur de Gush Shalom = le bloc de la paix), Marcel-Francis Kahn, Pierre Vidal-Naquet ou Michèle Sibony, vice-présidente de l'Ujfp. Leila Shahid a le souci de montrer que le combat pour les droits du peuple palestinien n'est pas un combat partisan ou nationaliste mais que c'est un combat universel, pour l'égalité des droits et la justice. Elle a pleinement compris les motivations de celles et ceux qui l'accompagnent et elle partage leurs valeurs. Mieux,Leila Shahid n'occulte jamais « la martyrologie juive », l'antisémitisme et le génocide. Elle en parle souvent, les dénonce comme des crimes abjects pour rappeler aussitôt une évidence : le peuple palestinien n'a pas la moindre responsabilité dans les catastrophes qui jalonnent l'histoire des Juifs et l'Occident continue à « évacuer » sa propre responsabilité en faisant payer au peuple palestinien pour un crime qu'il n'a pas commis. Elle rappelle souvent qu'en Palestine, avant le Sionisme, Palestiniens et Juifs vivaient en bonne harmonie et elle raconte à ce sujet que Palestiniens et Juifs ont coexisté dans la municipalité de Jérusalem à l'époque de l'empire ottoman.

Cette prise en compte de l'antisémitisme a une grande valeur. Pas seulement en terme « moral » pour expliquer que derrière la cause palestinienne, il y a des valeurs universelles. Mais aussi en terme d'efficacité. Si on pense que la paix « juste » passe par une rupture du consensus qui a transformé la majorité des Juifs en des soutiens inconditionnels à toute politique israélienne, il ne faut pas évacuer une des causes de ce soutien : la peur, certes irrationnelle, de la part de nombreux Juifs d'un retour de l'époque des persécutions.Combattre l'antisémitisme est donc à la fois une « obligation morale » et une garantie d'efficacité dans le soutien au peuple palestinien.

AhmadinejadLe nouveau président iranien qui affirme son désir de revenir aux « valeurs fondatrices » de la République Islamique, a fait une déclaration tonitruante en évoquant la nécessité de « rayer Israël de la carte ».

Passons sur l'exploitation immédiate de cette déclaration de la part de Sharon demandant aux Etats-Unis de lui fournir de nouveaux armements ou de la part des alliés de Sharon : Berlusconi a organisé une manifestation importante de soutien à Israël en Italie.

Ce qui est plus frappant, ce sont les réactions dans notre propre camp. Sur la liste de diffusion Assawra, plusieurs personnes ont approuvé la déclaration iranienne en disant en substance que l'Etat d'Israël, Etat juif uniquement pour les Juifs, qui a expulsé 800000 Palestiniens en 1948 et qui leur refuse tout droit, doit disparaître. À l'inverse, le MRAP a publié le communiqué suivant : le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a élevé"une vigoureuse protestation devant les insupportables et effrayants propos provocateurs"tenus par le nouveau président iranien Ahmadinejad qui a appelé à"rayer Israël de la carte"."Par cette déclaration immonde", assure le secrétaire général du Mrap dans un communiqué, l'intention du chef de l'Etat iranien"est claire : anéantir et exterminer un peuple et un Etat parce que juif".Les deux réactions me paraissent fausses.

Dans le premier cas, personne ne peut penser sérieusement que le président iranien soit favorable à « un seul Etat, laïque et démocratique » où Palestiniens et Israéliens cohabiteraient sur un pied d'égalité.On est donc bien obligé de penser que ce n'est pas seulement Israël qu'il veut rayer de la carte, ce sont aussi les Israéliens. D'autant qu'une position conséquente d'opposition à l'Etat Juif consiste à démontrer que Les Juifs peuvent rester là où ils vivent et qu'ils n'ont aucune raison de partir en Israël. Or en Iran, il y avait 120000 Juifs au moment de la Révolution Islamique. Il en reste 30000. Certes, comme les minorités chrétienne ou zoroastrienne, la minorité juive a un député. Mais il ne fait pas de doute qu'elle subit de graves discriminations dans la vie quotidienne. Il y a eu un grand procès à Chiraz où les prévenus juifs étaient accusés?de sionisme bien sûr. Les mollahs n'ont fait qu'imiter les Staliniens quand ils éliminaient dans les années 1950 les communistes juifs Rajk, Slansky ou Ana Pauker également accusés de sionisme. Finalement, ceux qui approuvent Ahmadinejad ne veulent pas voir que sa déclaration met en cause la présence des Israéliens au Proche-Orient.Quant au MRAP, il mélange sciemment deux choses qui n'ont rien à voir : Peuple juif et Etat juif. Vouloir détruire le peuple renvoie au génocide nazi et est incontestablement un crime abject. Le MRAP n'a pas tort de prêter cette pensée secrète au président iranien.Mais vouloir détruire l'Etat Juif, c'est ... légitime. Que la paix juste à laquelle nous aspirons passe par deux Etats vivant sur un pied d'égalité ou un seul Etat, l'Etat juif où les non-Juifs sont des citoyens de seconde zone qui se permet depuis 38 ans, au nom de sa sacro-sainte sécurité d'occuper la Palestine devra disparaître au profit d'une société laïque. Esther Benbassa parle d'ailleurs de post-sionisme.

L'antisémitisme religieux

Il existe plusieurs formes d'antisémitisme.Il y a d'abord un antisémitisme religieux qui est né d'une conjecture historique particulière. Le peuple juif s'est constitué à partir du « livre », de la Bible. Il tire sa « légitimité » d'une histoire légendaire mais extraordinaire : Abraham, Moïse, Josué, Salomon. Des personnages totalement ou partiellement légendaires mais une épopée qui a donné un sens et une raison d'être au judaïsme. La dispersion (diaspora) est antérieure aux deux destructions du temple, par les Babyloniens et les Romains. Deux événements majeurs expliquent l'antisémitisme religieux. Alors que les Romains assimilent tous les peuples qu'ils ont conquis en mélangeant les divinités du peuple soumis aux divinités romaines, cette stratégie va échouer avec les Hébreux. Ceux-ci ont un Dieu unique et se considèrent comme le peuple élu, choisi par Dieu pour exercer sa volonté.

L'assimilation religieuse n'aura pas lieu et le peuple juif est le seul peuple de l'Antiquité chassé de sa terreaprès deux révoltes (en 70 puis en 135 après Jésus-Christ) et dispersé dans l'empire. Et puis, la nouvelle religion qui va triompher à partir de Constantin, le Christianisme, est au départ une dissidence du judaïsme. C'est Saint-Paul qui assurera le succès de cette dissidence en supprimant la circoncision et en permettant aux non-Juifs de devenir chrétiens. Christianisme, aryanisme et judaïsme sont en concurrence pendant plusieurs siècles. Au début, le judaïsme est prosélyte comme ses concurrents et de nombreux citoyens de l'empire se convertissent. Quand le christianisme devient religion d'Etat, le judaïsme se replie sur les communautés existantes.

Il existe une certaine histoirejuive racontée par Léon Poliakov ou André Schwartzbart qui est une longue succession de persécutions ou de massacres. Cette histoire s'appuie sur des faits indéniables : l'expulsion des Juifs de très nombreux pays (Espagne, France, Angleterre, Provence?) selon les périodes et leur enfermement dans des zones où ils sont confinés (mellah, juderias, ghettos). Le Moyen-Âge voit le développement de toute une série de persécutions : contre les lépreux, les prostituées, les « sorciers », les hérétiques et bien sûr les Juifs qui subiront souvent la hargne des inquisiteurs. Le premier grand pogrom est commis par la Première Croisade dans la vallée du Rhin (plus de 100000 morts). L'histoire des Juifs espagnols qui formaient près de 10% de la population au XIVe siècle est particulièrement tragique. Un premier pogrom, parti en 1391 de la ville andalouse d'Ecija décime 20% des Juifs espagnols. Pendant le siècle suivant, la moitié des Juifs se convertissent. Les autres sont chassés l'année de la prise de Grenade (1492).

On voit dans l'exemple espagnol à quoi sert l'antisémitisme : à construire un Etat moderne ethniquement et religieusement pur. Les Espagnols iront plus loin en inventant l'antisémitisme racial. Les « conversos » ou marranes qui ne peuvent pas attester de leur « pureté du sang » (« limpieza de sangre ») seront à leur tour persécutés et condamnés à la mort ou à l'exil. Beaucoup retourneront au judaïsme. En Europe de l'Est, les massacres commencent au XVIIe siècle avec le Cosaque Khmelnitski. Ils se poursuivront jusqu'à la Révolution Russe. Pour les chrétiens,les Juifs sont un peuple déicide et, à tout moment il est légitime, s'il y a besoin, de les persécuter et surtout de s'emparer de leurs biens. Les Juifs du Moyen-Âge n'ont pas le droit de cultiver la terre et ils occupent souvent des métiers interdits aux chrétiens (usurier entre autres).

Mais cette histoire du judaïsme ne se résume pas à la persécution. Il y a eu des périodes fastes : l'empire de Charlemagne, l'émirat de Cordoue, l'arrivée en Pologne à l'appel du roi, l'arrivée en Turquie après l'expulsion d'Espagne. Les Juifs du monde arabe ont un statut officiel (celui de dhimmi) qui est certes un statut inférieur à celui des musulmans mais qui leur apporte une certaine protection. Il n'y a jamais eu de massacre de masse dans le monde musulman avant l'avènement du sionisme.

L'antisémitisme racial

La sortie du ghetto commence en Allemagne dès le XVIIIe siècle. Au début, cette émancipation est conditionnelle. Pour accéder à des fonctions illustres, les Juifs doivent se convertir. Ainsi Mendelssohn, Heine, Marx et bien d'autres sont des convertis ou des enfants de convertis. La Révolution française avec l'Abbé Grégoire donne aux Juifs la citoyenneté et Napoléon donnera une représentation officielle avec le Consistoire.Curieusement, c'est cette émancipation qui déclanche les débuts de l'antisémitisme racial. La haine de « l'autre » est d'autant plus forte que cet « autre » nous ressemble, vit parmi nous et parle notre langue tout en étant « différent ». Émancipés, les Juifs représentent une minorité invisible. Leur existence et les caractères qu'on leur prête (le cosmopolitisme, l'amour de l'argent, la complicité avec les autres Juifs?)sont contradictoires avec les nationalismes naissants et la conception dominante d'Etats ethniquement purs.

L'antisémitisme devient le fil conducteur et l'élément programmatique essentiel de tous les mouvements nationalistes d'extrême droite qui émergent en Europe à la fin du XIXe. Il suffit de lire tous les théoriciens de cette extrême droite et tous les intellectuels qui se fourvoieront dans l'antisémitisme (en France : Maurras, Daudet, Drieu La Rochelle, Céline?). À l'ouest, l'antisémitisme frappe des minorités qui ont parfois réussi économiquement mais dont l'intégration dans la société est refusée par les nationalistes. L'affaire Dreyfus est emblématique à ce titre, mais la victoire finale des Dreyfusards montre que le refus de l'antisémitisme est devenu une question fondamentale pour les républicains. En Europe de l'Est et dans l'empire Russe où vivent 60% des Juifs,l'antisémitisme se double d'un conflit de classe. La grande majorité des Juifs sont des prolétaires. Leur condition sociale et les persécutions les ont fait basculer massivement dans le camp de la Révolution. Le régime tsariste utilisera les pogroms meurtriers (Odessa, Kiev et surtout Kichinev en 1903) pour essayer de briser le mouvement révolutionnaire.

Après la guerre de 14, l'antisémitisme devient idéologiquement dominant dans tous les pays d'Europe. En Allemagne, avant le Nazisme, les corps francs accusent pêle-mêle les républicains, les socialistes et les Juifs d'être responsables de la défaite. L'assassinat du ministre Juif Walter Rathenau (1919) préfigure ce qui va suivre. En France, la presse bénéficie d'une totale liberté pour proférer les pires injures antisémites ou pour appeler au crime. Elle se déchaînera particulièrement quand Léon Blum arrivera au pouvoir. En Roumanie, en Hongrie, en Pologne, l'antisémitisme est banalisé et tous les chefs d'Etat s'en servent.

Le Nazisme va prospérer sur un large consensus qui fait des Juifs les responsables de la crise économique, de la corruption, des territoires perdus, de la crise morale?Il y ajoutera une équation : juif = communiste qui lui assurera la complicité du grand capital. C'est ce consensus qui a permis le génocide. Génocide sur lequel aucun mensonge révisionniste n'est admissible : la moitié des 12 millions de Juifs européens, toutes classes sociales confondues, a disparu dans les camps d'extermination ou victime des Einsatzgruppen. En Pologne ou en Lituanie, c'est plus de 90% de Juifs qui ont été massacrés. En France, ce taux a été beaucoup plus bas (25%) probablement parce qu'une majorité de la population a permis par son attitude un sauvetage de masse.

Le sionisme et l'antisémitisme

La théorie sioniste est née de l'antisémitisme et toutes les manifestations antisémites l'ont renforcée. Et pourtant, il y a un double paradoxe. D'une part,les Sionistes ont considéré dès le départ que l'antisémitisme est inéluctable et donc qu'il est parfaitement inutile d'essayer de la combattre, la seule solution pour les Juifs étant l'émigration vers le futur « Etat juif ». Quand Theodor Herzl rencontre le Premier ministre du tsar, le très antisémite comte Witte, il essaie de lui expliquer qu'ils ont un intérêt commun : permettre au plus grand nombre de Juifs de quitter l'Empire. D'autre part,sionistes et antisémites partagent une conviction commune : pour eux, le « mélange » est impossible. La coexistence entre Juifs et non Juifs n'a pas de sens et ils prônent les uns et les autres la séparation et une conception « ethniquement pure » de la nation. Le sionisme puise ses racines théoriques dans les différents nationalismes du XIXe qui considèrent tous que chaque peuple doit avoir un Etat « ethniquement pur » et qu'il faut refuser le mélange. Tragiquement, les idéologies antisémites meurtrières sont parties des mêmes présupposés. Les sionistes ne joueront aucun rôle dans la lutte contre l'antisémitisme qui mobilise d'autres courants, les démocrates et les révolutionnaires.

Si pendant longtemps, la branche dominante du sionisme (dont est issu le parti travailliste israélien) penche du côté du socialisme (ce qui ne l'empêche pas d'avoir un comportement colonial vis-à-vis des Palestiniens), la branche dite « révisionniste » avec Jabotinsky et plus tard des groupes terroristes comme l'Irgoun de Menahem Begin ou le groupe Stern d'Itzhak Shamir a des convergences idéologiques avec l'extrême droite européenne.

Jusqu'à la deuxième guerre mondiale, le sionisme est minoritaire chez les Juifs. C'est incontestable quand on regarde les élections qui ont lieu en Pologne ou les flux migratoires qui partent d'Europe orientale et d'Allemagne en se dirigeant vers l'Europe occidentale ou les Etats-Unis. Le « foyer Juif » en Palestine n'apparaît pas majoritairement comme la solution face à l'antisémitisme et en 1939, moins de 3% des Juifs du monde y vivent.

Aujourd'hui, le souvenir du génocide a été institutionnalisé en Israël avec une exploitation évidente.Sharon explique devant le camp d'Auschwitz que « les Juifs ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour se défendre ». Le glissement va jusqu'à assimiler Arafat à Hitler. Pourtant, les sionistes n'ont joué qu'un rôle marginal dans la résistance juive au nazisme qui a été essentiellement Bundiste ou communiste (la MOI en France). On peut juste citer Mordekhaï Anielewitz (de l'Hashomer Hatzaïr, mouvement sioniste de gauche qui était à l'époque une antichambre du PC) à la tête de l'insurrection du ghetto de Varsovie ou l'engagement de milliers de Juifs de Palestine dans la « légion juive » de l'armée britannique. Par contre, le courant « révisionniste » du sionisme dont Sharon ou Nétanyahou sont les héritiers a continué sa lutte contre les Britanniques en pleine guerre.

Le projet sioniste a été longtemps ambigu, en mélangeant deux tâches historiques. L'une était a priori « noble ». Il s'agissait d'offrir aux Juifs unhavre de paixoù ils ne seraient plus discriminés, persécutés ou exterminés. On avait juste « oublié » que ce havre de paix n'était pas « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » et on a instrumentalisé la situation tragique des rescapés du génocide pour expulser le peuple palestinien de sa terre. L'autre projet du sionisme, présent dès le départ, a consisté àessayer de faire venir l'ensemble des Juifs en Palestine. Ce projet n'est pas seulement colonial et impérialiste, il impose aux sionistes d'aviver la peur de ceux qui ne veulent pas émigrer.Bref l'antisémitisme, réel ou supposé, est un moteur du projet sioniste.

La construction de l'Etat d'Israël et le sionisme.

Le génocide nazi a permis le succès du projet sioniste et la transformation du « foyer » créé par la déclaration Balfour en Etat. D'une part, l'afflux des rescapés et des Juifs fuyant l'Europe a donné à l'armée israélienne en formation (le Palmach et la Hagana) les combattants qui lui ont permis de gagner la guerre. Israël a bénéficié du fait que de nombreux rescapés ne savaient pas où aller et n'étaient les bienvenus nulle part. Mais surtout, l'Occident et l'URSS ont voulu noyer leurs responsabilités dans l'antisémitisme et accessoirement se débarrasser des Juifs qui n'avaient plus de pays en contribuant de façon décisive par une aide économique et militaire à la victoire israélienne sur les Palestiniens en 1948.

Dès que l'Etat d'Israël a été créé, ses dirigeants ont cherché à le peupler et à remplacer les Palestiniens expulsés. Un immense effort a été fait pour provoquer l'immigration des Juifs du Monde Arabe. Cette immigration a été rendue possible par la conjonction de deux phénomènes. D'un côtéla plupart des dirigeants arabes étaient souvent ravis de se débarrasser de leurs Juifset accessoirement de confisquer leurs biens. Pourtant ce départ était un véritable coup de poignard contre le peuple palestinien (un peuple « frère » en théorie).Mais quand les Juifs ne sont pas partis spontanément, les Israéliens ont tout fait pour les y inciter. On sait, depuis l'ouverture des archives, que l'attentat contre la synagogue de Bagdad au début des années 50 est venu des services israéliens. Les Juifs Irakiens étaient les descendants de ceux qui étaient restés à Babylone. Ils ne sont plus qu'une centaine aujourd'hui. Dans le cas des Juifs Yéménites dont la présence en Arabie du Sud remonte à près de 3000 ans, les Israéliens ont utilisé une légende disant que le Messie viendrait voler vers eux. Ils sont venus les chercher en avion et cette communauté a disparu pour venir former en Israël un nouveau prolétariat. L'assassin de Rabin est un Yéménite, représentant quelque part d'une communauté qu'on a coupée de son histoire et de ses racines.

Au Maroc et en Tunisie où il n'y a quasiment jamais eu de persécution antijuive, une campagne de propagande très intense a permis le départ de la plupart des Juifs au moment de l'indépendance. Chaque guerre et chaque bouleversement ont provoqué une nouvelle immigration vers Israël. En 1956, la guerre de Suez a entraîné quelques mesures de rétorsion contre les Juifs egyptiens et le départ de tous. En 1962, l'indépendance de l'Algérie s'est accompagnée du départ d'une communauté antérieure à l'arrivée des Arabes, victime à sa façon du colonialisme : le décret Crémieux avait donné la nationalité française aux Juifs Algériens en la refusant aux Musulmans. La plupart des Juifs Algériens sont venus en France, mais quelques-uns ont choisi Israël. La même année, les Israéliens ont enlevé Eichmann en Argentine, l'ont ramené en Israël et l'ont pendu. Le régime péroniste a organisé quelques manifestations antijuives qui ont provoqué une émigration vers Israël.

Dans les pays de l'Est dits « socialistes », un antisémitisme insidieux s'est manifesté dès 1945 (pogrom de Kielce en Pologne en 1946, purges staliniennes qui ont frappé essentiellement des communistes juifs, anciens des brigades internationales et de la résistance au nazisme, purges antisémites dans la Pologne de 1968?). Cet antisémitisme d'Etat a provoqué le départ vers Israël d'anciens communistes au passé illustre. Il a surtout ruiné ce qui avait été l'espoir de nombreux Juifs : que la révolution donne une solution définitive à la « question juive ». Il a cassé l'attachement des Juifs de ces pays à l'ancien « Yiddishland ». Quand Gorbatchev est arrivé au pouvoir, alors que jamais auparavant les Juifs Soviétiques n'avaient eu un dirigeant aussi bienveillant à leur égard, ils ont choisi massivement de partir, fuyant un pays économiquement sinistré dans lequel ils n'avaient plus confiance. De nombreux non Juifs ont profité de l'occasion pour partir aussi en Israël.

En France depuis 1945, les Juifs ne sont plus des « parias » et appartiennent en majorité aux classes moyennes. Ils ont conquis, dans la douleur, l'égalité des droits. Ils sont attachés à la France et à la laïcité et n'ont aucune raison de partir pour Israël. À plusieurs reprises, il y a eu des tentatives pour créer une psychose, hurler à l'antisémitisme et les faire partir. Sharon s'y est essayé et il a même mis en scène l'arrivée en Israël de Juifs Français. Toutes ces tentatives ont eu peu de succès. Sur les 600000 à 700000 Juifs Français, 16000 sont partis en 10 ans et beaucoup sont revenus.

Il y a pourtant un « Mal-être Juif » bien décrit par Dominique Vidal, mais qui ne repose sur aucune réalité d'une résurgence d'un antisémitisme de masse. Au contraire, toutes les études montrent que les Juifs sont acceptés dans la vie quotidienne ou à des postes de responsabilité plus qu'à n'importe quelle autre époque. Les discriminations ou actes de haine qu'ils peuvent subir sont sans comparaison avec ce que subissent quotidiennement les Arabes, les Noirs ou les Roms. La psychose entretenue par certains dirigeants communautaires (qui évoquent parfois une nouvelle « Nuit de Cristal ») repose sur un fantasme. Des officines comme « Avocats sans frontières » de William Goldnadel attaquent systématiquement tous ceux qui critiquent Israël ou le sionisme en les traitant d'antisémites. Même Edgar Morin, pourtant Juif et résistant a été attaqué et a perdu son procès. Devant un tribunal, l'antisionisme est systématiquement assimilé à l'antisémitisme.

On le voit donc :partout où l'antisémitisme existe ou a existé, il a renforcé le projet sioniste. Quand, croyant montrer sa solidarité avec l'Intifada, quelqu'un caillasse une synagogue, l'acte est doublement imbécile : c'est un acte raciste et il renforce ce qu'il est censé combattre.

En même temps,quand l'antisémitisme n'existe pas, il est de l'intérêt du projet sioniste de le provoquer: pour créer une adhésion émotionnelle et inconditionnelle à la politique israélienne et pour déclencher une nouvelle immigration.

Les « nouveaux » antisémites.

L'antisémitisme racial n'a pas disparu. Le Front National et divers groupuscules d'extrême droite relaient toujours une prose antisémite directement héritée de l'époque de Vichy. Souvenons-nous du journal « Minute » traitant Anne Sinclair de charcutière cachère ou Le Pen et Gollnisch dissertant sur « les camps point de détail de l'histoire », le même Le Pen donnant les noms de plusieurs journalistes Juifs pour illustrer l'idée qu'ils contrôlent les médias.Mais l'antisémitisme n'est pas le monopole de l'extrême droite.Il existe une tradition antisémite à gauche qui remonte aux débuts du mouvement ouvrieroù les Juifs étaient assimilés à l'argent et à la banque et étaient accusés de dominer le monde. À l'époque de l'affaire Dreyfus, Jaurès avait hésité à engager le parti socialiste et il avait rencontré de nombreuses résistances.

Le « négationnisme », c'est-à-dire la négation de la réalité du génocide, est né à l'extrême droite, mais il a prospéré à l'ultra-gauche. Dès la chute du nazisme, il y a eu une tentative pour réhabiliter le régime déchu et nier ses crimes. Maurice Bardèche, beau-frère de Brasillach a agi en ce sens, aidé en cela par le recyclage des anciens serviteurs de Vichy dans divers partis. C'est un ancien déporté à Buchenwald, Rassinier, qui le premier va nier le génocide. Dans les années 60, les Bordighistes publient « Auschwitz ou le Grand Alibi ». Ce n'est pas une négation du génocide mais une mise sur le même plan du nazisme, du capitalisme et du stalinisme. Fondateur d'une librairie d'extrême gauche active en mai 68 (La « Vieille Taupe »), Pierre Guillaume va rompre avec tous ses amis et transformer sa librairie en officine révisionniste recherchant de façon obsessionnelle les « preuves » du mensonge. Quand Faurisson publie son premier pamphlet, au nom de la « liberté d'expression », des Juifs comme Gabriel Cohn-Bendit ou Noam Chomski se prononcent contre toute sanction judiciaire. Pierre Vidal-Naquet traitera avec brio les négationnistes « d'assassins de la mémoire ». Le courant révisionniste dont les principales motivations sont à l'évidence antisémites, recevra de nombreux soutiens célèbres comme Roger Garaudy, ancien dissident du PCF. Il infiltrera certaines universités comme Lyon III.

Ce qui est plus grave que ces gesticulations, c'est l'existence, certes en nombre limité, d'antisémites infiltrés dans le mouvement de soutien à la Palestine.

À l'UJFP, nous avons toujours expliqué que Juif, sioniste et Israélien, c'est différent, que cette guerre n'est pas une guerre raciale, religieuse ou nationaliste mais que ce qui est en jeu, c'est le refus du colonialisme, l'égalité des droits et la justice. Pour nous, les crimes commis « en notre nom » par l'armée israélienne marquent une rupture complète par rapport à la tradition « universaliste » du judaïsme dont nos nous réclamons.

Les nouveaux antisémites, exactement comme les sionistes, confondent sciemment Juif, sioniste, Israélien. Ils maquillent leur haine ordinaire derrière « l'antiisraélisme » (pour reprendre un terme d'Edgar Morin) qui est à mon sens parfaitement légitime. Ils expliquent la destruction de la société palestinienne par une perversion intrinsèque des Juifs.Derrière ce courant, il y a le personnage d'Israël Shamir. Ce Juif soviétique, arrivé en Israël à la fin des années 80 et qui vit à Jaffa est inconnu dans le mouvement pacifiste israélien. Il a d'abord produit de bons textes sur toutes les exactions commises par Israël. _ Mais les choses ont vite dérapé. Pour Shamir, le problème ce n'est pas le sionisme, c'est le judaïsme avec lequel il faut « rompre ». Shamir s'est converti au christianisme (orthodoxe) dont il a repris la pire tradition antisémite en affirmant sans rire que le « Protocole des sages de Sion » est authentique et que les Juifs se sont livrés à des crimes rituels contre les chrétiens. Shamir entretient d'excellents rapports avec le néo-nazi allemand Horst Mahler. Je ne sais pas si Shamir est un agent du FSB ou du Mossad, mais s'il ne l'est pas, c'est que les services secrets ne sont plus ce qu'ils étaient. Dominique Vidal a publié un excellent travail de recherche sur Shamir, facilement consultable sur Internet. Le problème, c'est que Shamir a des partisans, notamment en Francequi se disent que si un Israélien dit de pareilles choses sur les Juifs, c'est

1) que c'est vrai, 2) que c'est permis.

Dans cette mouvance, on trouve des gens qui ont beaucoup fait pour la cause palestinienne mais qui ont dérapé sous l'influence de Shamir. Je pense à Marcel Charbonnier. L'autre traductrice de Shamir, Maria Poumier est une vraie antisémite qui a eu des propos particulièrement scandaleux contre des militantes antisionistes comme Danielle Bleitrach ou Olivia Zémor. La journaliste suisse Sylvia Cattori est toujours très active pour populariser Shamir.Il existe un courant antisémite issu de l'extrême gauche. On y retrouve le négationniste Serge Thion, exclu du CNRS et plusieurs fois condamné qui publie sous le manteau un journal informatique« La guerre du Golfe et des banlieues »où l'antisémitisme obsessionnel est à l'état pur. Jean Brière exclu des « Verts » pour propos antisémites, Ginette Skandrani, animatrice de « La Pierre et l'Olivier » (qui a accusé Michèle Warschawski et Olivia Zémor d'être des agents du Mossad) et Fausto Giudice qui a fondé le site intégriste musulman Quibla font partie de ce courant. Ils se sont rapprochés du « parti des musulmans de France » de Mohamed Latrèche et sont ouvertement pour une alliance avec des courants « intégristes ». Parmi les plus durs dans ce noyau, citons Michel Dakar, plusieurs fois condamné et obligé de fermer son site « Egade ». Dans le texte, Dakar est clair. Citons-le : « Danielle Bleitrach et Pierre Stambul sont tous deux Juifs. Le judaïsme conditionne ses adeptes à l'idée de leur propre suprématie, sur tous les autres humains. Selon le judaïsme, seuls les Juifs sont des humains, les autres"humains"sont des formes vivantes intermédiaires entre les animaux et les seuls humains qui sont les Juifs, ces formes intermédiaires ayant été créées par Dieu pour servir les Juifs et le monde ayant été créé comme leur propriété?»

Ces gens se connaissent et agissent ensemble. Ils ont « égaré » un mèl écrit par Fausto Giudice. Qui sont les destinataires ? On y trouve Manfred Stricker, qui fut candidat d'extrême droite en Alsace, Mondher Sfar, un Tunisien négationniste qui est passé par l'université Lyon III. Les autres sont Charbonnier, Poumier, Cattori, Brière, Skandrani, Dakar?De quoi parlent-ils ? de la création d'un comité de défense regroupant toutes les personnes attaquées pour leurs propos.On pourrait penser que dans le fond, ces illuminé(e)s sont inoffensifs. Deux événements montrent que non. D'abord laconférence organisée en Suisse par Sami Aldeeb pour un seul état démocratique en Palestine. L'idée généreuse est sans doute la plus réaliste et la plus juste quand Israël a installé 450000 colons en Cisjordanie et à Jérusalem. Hélas, la conférence a été gangrenée par les négationnistes qui ont été chargés des principales interventions introductives. Le même scénario s'est reproduit avec laCaravane de la Paixde Strasbourg au pont Allenby. L'intervention des négationnistes a provoqué le départ de certains des initiateurs du projet.

D'autres personnes ayant tenu des propos antisémites ont fait parler d'elles ces derniers temps. Citons Alain Soral,Dieudonnépour qui l'esclavage a été financé par des banques juives ou Alain Ménargues qui pense que les Juifs se sont enfermés tous seuls dans le ghetto. Il y a aussi ceux qui estiment que tout Juif est forcément quelque part un sioniste. Il y a enfin le problème de camarades sincères et actifs qui estiment que cette question est secondaire et qu'en tout état de cause, les Juifs (donc l'UJFP) n'ont pas à trier dans le camp de la Palestine les bons et les mauvais. On a ainsi vu devant le Bataclan à l'occasion d'une des nombreuses provocations de l'Association pour le Bien-être du Soldat Israélien des contre-manifestants particulièrement douteux scandant des slogans antisémites.

Effectivement, si seuls les Juifs sont concernés par cette infiltration, alors nous aurons tous perdu. Félicitons-nous de la vigilance pointilleuse de l'AFPS et de Bernard Ravenel qui se sont toujours montrés très vigilants à l'égard des dérives antisémites.

Je terminerai en répétant quela lutte contre l'antisémitisme est à la fois une question de « morale » et une question « d'efficacité ». De morale parce que nous nous battons au nom de principes universels : le refus des discriminations et du colonialisme, l'égalité des droits et la justice. Nous ne sommes pas pour la victoire d'un nationalisme contre un autre mais pour la fin d'une occupation criminelle qui détruit la société palestinienne.

Question d'efficacité aussi. L'impunité insupportable d'Israël vient d'une adhésion inconditionnelle de la plupart des Juifs. Derrière cette impunité, il y a la « culpabilité » de l'Occident et une névrose collective qui fait croire à beaucoup de Juifs que le génocide peut recommencer.Toute manifestation d'antisémitisme renforce la politique actuelle des gouvernements israéliens.

Pierre StambulVice-président, UJFP

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03/11/2006

Banlieues : marche silencieuse à Clichy-sous-Bois pour Zyed et Bouna, morts il y a un an

Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) commémore, vendredi 27 octobre, la mort, il y a tout juste un an, de deux adolescents dans un transformateur électrique où ils s'étaient réfugiés pour fuir la police, mort à l'origine de trois semaines de violences urbaines. Alors que de récents incendies de bus ont alimenté les conjectures sur de nouveaux troubles dans les banlieues, la mairie de la ville et les proches de Zyed Benna et Bouna Traoré répètent inlassablement que l'hommage a lieu"dans un esprit de recueillement"et d'"appel au calme".

Une marche silencieuse a réuni dans la matinée plus d'un millier de personnes, selon la police. Les familles, leurs avocats et le maire de la ville, Claude Dilain (PS), ouvraient la marche, devant une banderole portée par des jeunes membres de l'association Au-delà des mots (ADM) revêtus de T-shirts blancs marqués"Mort pour rien". Muhittin, qui avait été grièvement brûlé dans le transformateur, était présent.

"Une fois de plus la France, le monde, nous regardent", a déclaré le maire à l'issue de la marche, en présence d'une centaine de journalistes de nombreuses nationalités."Il faut que le calme, la dignité, le courage qui règnent ici persistent. Montrons qui nous sommes vraiment ! Ayons confiance dans la justice, dans la République française !", a insisté M. Dilain. Rappelant que deux jours après le drame, une marche silencieuse avait déjà descendu l'allée Maurice-Audin, alors"jonchée de carcasses", il a remarqué :"aujourd'hui nous avons descendu la même allée décorée par des images de grands photographes. C'est cette image que nous voudrions que la France, le monde, gardent de Clichy". Les familles devaient prendre la parole lors de l'inauguration d'une stèle devant le collège Robert Doisneau, où Bouna, 15 ans, et Zyed, 17 ans, étaient scolarisés.

En fin d'après-midi, ADM, créée pour défendre la mémoire des victimes, organise une soirée d'hommages. Des artistes viendront interpréter des extraits de l'album"Mort pour rien", dont les bénéfices iront entièrement aux familles des victimes. Les"avocats", Mes Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, comme on les appelle à Clichy, devaient donner des nouvelles de l'information judiciaire ouverte le 3 novembre 2005 pour"non-assistance à personne en danger". Plusieurs policiers, onze, selon une source policière syndicale, moins selon une source judiciaire, sont convoqués devant le juge d'instruction Olivier Géron les 20 et 21 novembre. Certains d'entre eux pourraient être mis en examen."Je dirai aux jeunes que ces convocations en vue de probables mises en examen sont la preuve que le droit peut rentrer dans les cités, qu'il n'est pas toujours contre eux", indiquait Me Mignard jeudi.

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03/11/2006

Côte-d'Ivoire : l'UA reconduit pour un an le mandat de Laurent Gbagbo

En dépit de l'opposition du Sénégal, l'UA a suivi la plupart des propositions élaborées le 6 octobre par les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) pour sortir de la crise. Leur principale recommandation prévoyait la reconduction d'un an du mandat de Gbagbo, assortie d'un transfert d'une partie de ses prérogatives, y compris d'ordre militaire, au premier ministre, Charles Konan Banny.

L'UA a indiqué que le premier minsitre devrait avoir"tous les pouvoirs nécessaires", pour mettre en?uvre une série de mesures, parmi lesquelles l'inscription des électeurs, la restructuration des forces de sécurité, le démantèlement des milices et les préparations en vue des élections.

"QUESTION DE CRÉDIBILITÉ POUR L'AFRIQUE"

Un proche de M. Gbagbo, qui a requis l'anonymat, a affirmé qu'"il n'y a pas de déception après cette décision du CPS [Conseil de paix et de sécurité de l'organisation africaine]. On va de l'avant, l'atmosphère était très cordiale et c'est le plus important". Cependant dans la délégation ivoirienne à Addis Abeba, certains assuraient que le premier ministre ne pourrait de toute façon pas prendre de décrets-lois.

Ces décisions vont maintenant être transmises au Conseil de sécurité des Nations unies, qui se penchera le 25 octobre sur la crise en Côte d'Ivoire et décidera des modalités de la nouvelle transition dans ce pays coupé en deux depuis 2002 et la tentative de coup d'Etat ratée de la rébellion des Forces nouvelles (FN) contre le président Gbagbo. Le camp présidentiel contrôle le Sud, alors que le Nord est aux mains des FN.

La tenue du scrutin présidentiel, repoussé à deux reprises, est impossible en raison notamment des retards pris dans deux dispositions-clés du processus de transition : le désarmement des combattants et la révision des listes électorales. Les rebelles, qui étaient absents de la réunion d'Addis Abeba, critiquent le plan de la Cedeao, incapable à leurs yeux de débloquer la situation. Ils redoutent aussi qu'une nouvelle prolongation du mandat de Gbagbo ne contribue à enfoncer un peu plus le pays dans l'impasse.

Interrogé sur les éventuels gardes-fous pris pour s'assurer que lesélections auront bien lieu dans un an, Denis Sassou Nguesso, le président de l'UA, a répondu :"Nous n'irons pas de report en report. C'est une question de crédibilité pour l'Afrique."

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03/11/2006

La pauvreté et l'exclusion augmentent en France

Comment trouver un emploi sans adresse ? Comment rester en bonne santé sans avoir un toit ? Comment étudier sans eau, sans électricité et sans chauffage ? comment trouver du travail sans aucune formation ? Comment garder le courage pour lutter quand on ne connaît que la détresse ? A l'occasion de cette Journée mondiale 2006 du refus de la misère et à la veille d'échéances électorales, ATD Quart monde, Amnesty international France, le Secours catholique et le réseau Action mondiale contre la pauvreté France ont déclaré dans un appel public commun : « Exigeons que l'accès aux droits fondamentaux [logement, santé, éducation] devienne, dans la réalité, la priorité des politiques publiques et que l'Etat n'abandonne pas sa responsabilité de garant du droit ». Les associations caritatives multiplient leurs efforts pour aider à soulager la souffrance des familles en difficulté mais les organisations dénoncent une dégradation du tissu social en France où l'exclusion gagne du terrain. Elles ne peuvent suppléer et insistent sur le devoir d'Etat. Le président d'Emmaüs France, Martin Hirsch, déplore pour sa part une « France à la dérive » et souligne tous les épiphénomènes liés à la pauvreté : troubles psychologiques, démotivation et comportements d'atteinte à soi-même (drogue, alcoolisme, suicides).

Qu'entend-on exactement lorsqu'on parle de « pauvreté » ? D'après l'Observatoire des inégalités, en France, « un individu est officiellement considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 645 euros, le seuil de pauvreté étant défini comme la moitié du revenu médian (lien). Pour tenir compte de la composition des ménages, on élève ce seuil en fonction du nombre de personnes du foyer (adultes et enfants, l'âge de ces derniers, de plus ou de moins de 14 ans, entrant également en compte). » Par exemple, un couple avec deux enfants en bas âge est pauvre si ses ressources ne dépassent pas 1 355 euros mensuels.

Un million d'enfants vit dans la grande pauvreté

Martin Hirsch estime que « La France a un problème. Elle dérive. La pauvreté augmente, les dépenses sociales augmentent, les déficits sociaux augmentent (...). On a réussi à réduire assez considérablement la pauvreté chez les plus de 60 ans, mais cela a masqué l'augmentation de la pauvreté et des processus d'exclusion chez les jeunes et chez les actifs ». En France, d'après l'Observatoire de la pauvreté et de l'exclusion sociale, 60 000 jeunes quittent l'école chaque année sans qualification. En 2006 un million d'enfants vit dans la grande pauvreté dans le pays. En juin 2006, 1 266 000 Rmistes (détenteurs du RMI = revenu minimum d'insertion) étaient recensés, soit 66 000 de plus qu'en 2004.

D'après l'association ATD Quart monde, le pays compte à ce jour quelque « trois millions de personnes en situations de logement difficiles, dont près d'un million n'ont pas de logement ou en tout cas pas un chez soi, et environ 100 000 personnes qui vivent dans la rue ». A propos de cette Journée de lutte pour le recul de la misère, la commune d'Aubervilliers, en périphérie de Paris, a organisé une exposition intitulée Les bidonvilles aux portes de Paris pour évoquer les populations qui vivent sur les terrains vagues ou sous les bretelles d'autoroutes autour de la capitale. Le Samu social est de plus sollicité pour intervenir dans des cas d'urgence : le nombre de nuitées accordées par le Samu social est passé de 178 445 en 1998 à plus de 950 000 en 2005. La proportion des travailleurs en situation de précarité dans les centres d'accueil d'urgence représente 16% de la population hébergée.

Droit au logement opposable, donc effectif

Parmi ces sans logis figurent aussi bien des citoyens totalement marginalisés en fin de droit d'allocation chômage que des « actifs pauvres », c'est-à-dire des travailleurs aux revenus insuffisants et dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Selon l'Insee, un tiers des sans-domicile fixe de la capitale déclarent avoir un emploi. Les familles mono-parentales sont de plus en plus touchées. Outre les demandeurs d'asile déboutés, ce sont aussi des retraités aux revenus insuffisants ainsi que des jeunes qui ne parviennent pas à rentrer durablement dans la vie active. L'engrenage pointé par Médecins du monde est terrible : le nombre de malades qui, faute d'adresse et de cotisations sociales ouvrant droit aux remboursements des soins, tardent à se faire soigner et se fragilisent est en augmentation : dans le rapport paru lundi sur l'année 2005, MDM rapporte que « « 22% des personnes rencontrées dans leurs centres de soins ne pouvaient bénéficier, de par le droit, d'aucune couverture maladie ».

Plusieurs manifestations ont rythmé la journée pour soutenir les associations de lutte contre la précarité qui revendiquent aux côtés de ATD Quart monde « le droit au logement opposable », c'est-à-dire susceptible de donner lieu à un recours devant les tribunaux en cas d'impossibilité à se loger. ATD Quart monde souligne que ce droit implique que le droit au logement n'est plus un objectif mais qu'il devient une obligation pour les politiques publiques, Etat ou collectivités locales : le tribunal pourrait astreindre l'autorité responsable de loger un plaignant si celui-ci fait valoir de bonne foi qu'aucune offre ne lui a été proposée. Jean Toussaint, un des responsables de ATD Quart monde, a demandé aux « futurs élus » de faire avancer l'idée de ce « droit au logement opposable, donc effectif » au même titre que le droit à la santé et à l'éducation pour tous.

par Dominique Raizon

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03/11/2006

LE DEFENSEUR DES DROITS HUMAINS GOLDEN MISABIKO ACTIVEMENT RECHERCHE PAR L'ANR/LUBUMBASHI

La Voix des Sans-Voix pour les droits de l'homme (VSV) exprime ses vives préoccupations suite aux menaces de persécution et de mort dont est victime actuellement à Lubumbashi, province du Katanga monsieur Golden Misabiko, président honoraire de l'ASADHO section provinciale. Le défenseur des droits humains serait activement recherché par l'Agence Nationale des Renseignements (ANR)/Lubumbashi et le parquet général du Katanga à la suite de sa lettre ouverte au président Joseph Kabila du 20 octobre 2006.

Selon les informations en notre possession, l'ANR/Lubumbashi et le parquet général du Katanga auraient reçu de Kinshasa depuis samedi 21 octobre 2006 l'ordre d'établir et d'exécuter un « mandat d'amener à charge de M. Golden Misabiko ». Ces institutions auraient été chargées de neutraliser, de tout faire pour neutraliser et de nuire au défenseur des droits humains. L'ANR/Lubumbashi aurait tenu une réunion pour la circonstance. M. Golden Misabiko reçoit depuis lors des appels anonymes le menaçant de mort. Le défenseur des droits humains est ainsi entré en clandestinité depuis samedi 21 octobre 2006.

Dans sa lettre ouverte au président Joseph Kabila, M. Golden Misabiko dénonce la fausse identité de M. Joseph Kabila, sa participation aux différents massacres au Rwanda, le massacre des réfugiés rwandais hutu à Sake, Mugunga, Rutshuru, Kisangani, Equateur...

Il convient de rappeler que le 02 juin 2005, M. Golden Misabiko a fait l'objet d'arrestation par l'ANR/Katanga à Lubumbashi.Son arrestation était consécutive à sa déclaration, après enquête, déniant tout fondement aux poursuites engagées contre monsieur André Tshombe et consorts dans l'affaire « Sécession au Katanga ».

Le 16 mai 2005, M. Golden Misabiko en compagnie de monsieur Amigo Ngonde, président de l'ASADHO en visite à Lubumbashi a fait l'objet d'une tentative d'assassinat par les agents de l'ANR aux trousses du défenseur des droits humains depuis son retour d'exil en juin 2004 de la Suède où il s'était mis à l'abri fuyant la persécution en 2001.

Tout en craignant pour la vie et la sécurité de M. Golden Misabiko et sa famille, la VSV condamne la chasse à l'homme orchestrée contre le défenseur des droits de l'homme en violation des procédures légales garantissant la présomption d'innocence et invite la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC) d'assurer sa protection.

Fait à Kinshasa, le 23 octobre 2006

La Voix des Sans-Voix pour les droits de l'homme (VSV)

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02/11/2006

France : vive émotion après l'incendie d'un bus à Marseille

La jeune femme, Mama Galledou, une étudiante marseillaise d'origine sénégalaise, luttait toujours dimanche contre la mort. Elle a été brûlée à"près de 70 % de la surface du corps"et"le pronostic vital est engagé", a indiqué l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (APHM). Si elle s'en sort, elle devrait garder une infirmité permanente, a précisé le procureur de la République, Jacques Beaume, selon qui les auteurs sont passibles de trente ans de réclusion criminelle.

Cette attaque, qualifiée de"guet-apens"par M. Beaume, a été commise samedi soir dans le 13earrondissement, à proximité de cités habituellement sans problèmes notables. Le visage dissimulé dans leur capuche, des adolescents ont forcé les portes du bus qui transportait une dizaine de passagers, ont répandu de l'essence et y ont mis le feu avant de prendre la fuite.

Face à cet incident, l'émotion a été générale et a amené le gouvernement à décider un renforcement de la sécurité dans les transports. Le président Jacques Chirac s'est entretenu par téléphone avec la famille de la jeune femme. Il lui a exprimé"son horreur devant cet acte ignoble". Le premier ministre, Dominique de Villepin, a fait part de"son indignation devant cet acte de violence"et annoncé qu'il tiendrait lundi à Matignon une réunion sur la sécurité et les transports publics. Le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, qui a évoqué"une inqualifiable tentative criminelle", a lui aussi téléphoné à la famille et pris des nouvelles auprès du médecin de la jeune femme.

"UN ACTE ISOLÉ"

A quelques mois de la présidentielle, l'incident a également pris une tournure politique : le premier secrétaire du PS, François Hollande, s'en est directement pris à Nicolas Sarkozy."Sa responsabilité est forcément engagée, quand il a enlevé des effectifs de police de certains quartiers, lorsqu'il a cassé la police de proximité, lorsqu'il a lui-même provoqué verbalement un certain nombre de jeunes. Oui, il a créé une situation de tension", a-t-il déclaré, dimanche sur Radio J, tandis qu'à Tours, le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, dénonçait"une stratégie de tension".

Des mesures ont été immédiatement arrêtées : le nombre de CRS a été doublé à Marseille, avec l'envoi de deux compagnies s'ajoutant aux deux déjà en place. A partir de ce dimanche, une"tolérance zéro"sera appliquée dans huit zones"sensibles"de la ville, a indiqué le préfet de la région PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur), Christian Frémont, ajoutant que les quatre terminaux principaux de bus feraient par ailleurs l'objet d'une"surveillance permanente"par la sécurité publique. Aucun bus ne circulait dimanche dans la ville, les chauffeurs ayant décidé d'exercer leur droit de retrait.

Les enquêteurs tentent désormais de recueillir un maximum de témoignages :"Une enquête de voisinage extrêmement importante est en cours", a indiqué le procureur en soulignant que les témoignages pouvaient rester anonymes. Alors que Marseille compte plus de 10 % d'immigrés et des zones de grande pauvreté, les responsables de la région ont pour leur part été unanimes : l'action de samedi soir constitue"un acte isolé"et la situation y est"globalement calme", ont-ils assuré.

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02/11/2006

France : une étudiante brûlée à 70% dans l'incendie d'un bus

Brûlée à 70%

L'étudiante de 26 ans, grièvement brûlée dans l'incendie du bus, est toujours entre la vie et la mort. Un porte-parole de l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (APHM) a indiqué que « le pronostic vital était toujours très réservé », et qu'elle était toujours « sous assistance respiratoire et plongée dans un coma artificiel ». La jeune Marseillaise a été brûlée sur 70% de la surface de son corps.

A Matignon, Dominique de Villepin reçoit actuellement le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, ainsi que celui des Transports, Dominique Perben, et les patrons de la RATP et dela SNCF pour une réunion de crise sur la sécurité et les transports publics.

Nicolas Sarkozy a « bon espoir que, dans les prochains jours, il y ait des éléments nouveaux » dans l'enquête sur l'incendie d'un bus à Marseille samedi, dans lequel une étudiante a été grièvement blessée. Sur Europe 1 lundi matin, le ministre de l'Intérieur a indiqué que la police est sur la piste des incendiaires de l'autobus marseillais. « Un énorme travail policier a été engagé depuis cet acte criminel inadmissible, inacceptable et qui ne restera pas sans réponse » a-t-il indiqué. « Je me suis engagé, a martelé Nicolas Sarkozy, devant la famille de cette jeune fille, famille que j'ai eu plusieurs fois au téléphone, le frère, le père, la mère, à ce que nous retrouvions les coupables ».

Et d'ajouter, sans vouloir « entrer dans le détail » : « Nous avons des éléments qui nous permettent de penser qu'il y a, parmi les auteurs, des mineurs ». Selon les premiers témoignages, ce sont quatre jeunes au visage dissimulé par une capuche qui ont incendié l'autobus avec du liquide inflammable ou un cocktail Molotov.

« Pour l'instant » a toutefois estimé le ministre de l'Intérieur, « il n'y a pas de risque de contagion » des actes de violences.

Les auteurs cherchent avant tout le"spectaculaire"Les auteurs d'incendies de bus dans les banlieues recherchent avant tout un effet"spectaculaire", sans exprimer de revendications particulières.

Six autobus de compagnies privées ou de la RATP ont été incendiés en 48 heures en France, dont cinq en région parisienne, par des groupes de personnes toujours cagoulées et parfois armées.

"Si les bus ne sont pas une cible vraiment nouvelle", ces récentes attaques constituent"une délinquance de rue organisée avec des repérages très rapides", estime Sebastian Roché, directeur de recherche au CNRS, qui vient de publier"Frisson de l'émeute, violences urbaines et banlieues"(Seuil).

Les auteurs de ces agressions visent des autobus qui s'approchent du quartier où ils vivent, tout comme ils ont incendié des écoles ou des équipements publics en novembre 2005 dans leur quartier, souligne Sebastien Roché.

"Ils sont dans une logique de territoire", renchérit le criminologue Alain Bauer, qui vient de terminer la dixième édition de"Violences et insécurité urbaines"(PUF). Pour eux, le bus est à la fois un"intrus"et un"lieu de confrontation"car il"faut payer son ticket tout en respectant un certain nombre de règlements, comme de ne pas fumer ou de ne pas mettre les pieds sur la banquette".

"Un bus, ce n'est pas une cible dangereuse à attaquer, comme une voiture de police, relève Sebastian Roché, le chauffeur et les passagers ne pourront pas s'opposer à l'agression, d'autant plus qu'une cagoule à 1,50 euro leur permet de se protéger à peu de frais des coûteux systèmes de vidéo installés dans le bus". Un autobus urbain coûte 200.000 euros.

De plus, ajoute Sebastien Roché, l'incendie d'un bus, un véhicule"hautement inflammable", est"très spectaculaire". Vendredi soir, après l'incendie des bus au Blanc-Mesnil, des témoins ont appelé des médias, dont l'AFP, pour proposer des photos ou des images des bus en feu.

François Dieu, universitaire toulousain et auteur de plusieurs ouvrages sur la sécurité et les forces de police et de gendarmerie, distingue les incendies de bus des incendies de voitures qui sont"un phénomène beaucoup plus quotidien et moins spectaculaire". Les auteurs des incendies de bus, ajoute François Dieu,"expriment leur rage"mais"recherchent surtout le spectaculaire et le sensationnel"dans le contexte d'une"criminalité en bande organisée".

"Les principales victimes de ces attaques sont leurs voisins qui ont les mêmes problèmes d'emploi ou de logement", note Alain Bauer.

Pour François Dieu,"les violences urbaines accentuent la détresse de ceux qui vivent dans ces quartiers". C'est, conclut-il, le"syndrome du +Voleur de bicyclette+ où le héros, qui vient de trouver un travail se fait voler son vélo, sombre dans la détresse car il ne peut plus aller au travail".

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02/11/2006

AFRIQUE : Etendre les services VIH aux populations vulnérables

JOHANNESBOURG (IRIN) - Assurer la fourniture de services VIH/SIDA dans un pays en paix est déjà une tâche difficile en soi, et pouvoir les étendre aux populations fuyant les conflits ou les catastrophes semble être, à première vue, un défi impossible à relever.

Et pourtant, au plus fort du conflit dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), l'organisation Médecins sans frontières (MSF) a prodigué ces services dans deux cliniques de Bukavu, la capitale de la province du Sud Kivu, servant ainsi d'exemples à d'autres organismes travaillant dans des zones en conflit.

La logique est simple : les personnes affectées par des crises jouissent des mêmes droits en matière d'accès aux services VIH/SIDA que le reste de la population. En outre, conformément aux normes minimales d'assistance reconnues par divers protocoles internationaux, les réfugiés jouissent eux aussi de ces droits.

On estime à 31 millions le nombre de réfugiés et de déplacés internes dans le monde - un nombre qui pourrait être supérieur à 80 millions, si on ajoute les combattants démobilisés et les communautés"engagées dans un processus de paix".

Environ 120 millions de personnes supplémentaires sont vulnérables en Afrique australe, en raison des taux élevés de prévalence du VIH/SIDA enregistrés dans la région, des grandes poches d'insécurité alimentaire et de pauvreté ainsi que de la faiblesse des services publics.

« Le problème ne concerne pas un petit groupe de personnes, mais une région qui englobe entre 80 et 90 pays différents - soit la moitié du nombre de pays que compte la planète - et dont une grande partie de la population connaît des problèmes humanitaires », a déclaré Mukesh Kapila, directeur technique du Programme commun des Nations unies pour le VIH/SIDA (Onusida.

« En conséquence, il s'agit d'un problème de grande envergure », a-t-il dit.

Mukesh Kapila dirige un groupe de neuf agences onusiennes qui cherchent à éliminer les obstacles organisationnels et techniques qui empêchent les populations d'accéder aux services VIH/SIDA.

Ce groupe se bat pour que les programmes humanitaires et de développement prennent en compte les besoins spécifiques de ces populations, et qu'ils s'intéressent plus particulièrement à la protection des femmes et des jeunes filles contre la violence sexuelle.

« Nous avons vu que même dans les circonstances les plus difficiles il était possible de proposer de services de soins et de traitement sûrs et fiables », a souligné M. Kapila.

« Les coût d'accessibilité à ces services par les populations vulnérables a considérablement baissé au fil des années...au point que nous pouvons envisager de les prendre en charge ».

Les conflits, les déplacements, l'insécurité alimentaire et la pauvreté rendent les populations affectées encore plus vulnérables au VIH/SIDA.

Les soins et les traitements permettent d'aider non seulement les victimes à surmonter le traumatisme causé par une catastrophe, mais ils peuvent également servir à la société dans son ensemble.

Dans une publication conjointe, intitulée 'Stratégies pour la prise en charge des besoins relatifs au VIH des réfugiés et populations hôtes', le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HRC) et l'Onusida soulignent que l'inaccessibilité des réfugiés aux services VIH/SIDA « affecte l'efficacité des programmes de prévention et de soins menés en faveur des populations des pays hôtes ».

« Sachant que les populations réfugiées restent actuellement en moyenne 17 années dans leur pays d'accueil, les conséquences sont sérieuses tant pour les réfugiés et que les populations hôtes », explique le document.

Proposer des traitements antituberculeux - une disposition systématique - ou des thérapies antirétrovirales (ARV) dans un contexte d'urgence humanitaire présente à la fois des points communs et des différences.

« Le diagnostic du VIH et le suivi du patient séropositif sont très complexes. Contrairement à un traitement antituberculeux, la thérapie ARV est un traitement à vie, qui coûte très cher », a expliqué Paul Spiegel, responsable du programme VIH/SIDA pour le HCR, dans une étude qui a permis d'aborder la question du VIH/SIDA et des populations vulnérables sous un angle nouveau.

Avant d'envisager de mettre en place des programmes de prévention de la transmission du virus de la mère à l'enfant ou de distribution d'ARV, il est important de proposer des services de base, comme le traitement des infections sexuellement transmissibles, la distribution de préservatifs et des programmes de sensibilisation au VIH/SIDA, a-t-il rappelé.

« Bien que tout le monde ait le droit d'accéder à un traitement, cela ne signifie pas qu'une personne séropositive doit débuter systématiquement une thérapie ARV », a déclaré M. Kapila, représentant spécial de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour le VIH/SIDA.

« Il faut adapter les interventions aux populations visées », a-t-il dit.

Proposer des services VIH/SIDA aux populations vulnérables présente des avantages en terme de développement. Les camps de réfugiés sont généralement éloignés des villes où sont menés les programmes de sensibilisation.

« L'amélioration des interventions sur le VIH/SIDA, de façon globale, pour les réfugiés et les populations d'accueil environnantes améliorera sans aucun doute les services pour les deux communautés », a noté M. Spiegel dans son étude intitulée 'Le VIH/SIDA au sein des populations de victimes de conflits et des populations déplacées'.

Les réfugiés et les familles déplacées sont sensibilisés au VIH/SIDA pendant des années. Ainsi, lorsqu'ils sont rapatriés, ils ont entre les mains des outils qui peuvent servir éventuellement à modifier les comportements.

« Les conflits et les catastrophes permettent d'établir de nouveaux modèles et modes de penser », a affirmé M. Kapila.

Cependant, proposer des médicaments ARV aux populations victimes de conflits pose de graves problèmes à la fois sur le plan de l'éthique et de la sécurité.

En effet, lorsque le conflit prend fin, les populations sont souvent rapatriées dans des pays où les hôpitaux ont été pillés ou détruits, et où les gouvernements ne sont pas en mesure de proposer des services sociaux de base.

En conséquence, les personnes séropositives rapatriées sont obligées d'interrompre leur traitement et développent des résistances aux médicaments.

Une des solutions consisterait à proposer des protocoles de traitement simplifiés et des programmes communautaires de distribution d'ARV, mais soutenir les programmes nationaux de lutte contre le VIH/SIDA et encourager l'intégration à plus long terme des populations rapatriées posent encore problème.

« Les pays hôtes, les organismes humanitaires et de développement et les donateurs doivent continuer à rechercher des solutions qui tiennent compte du caractère transfrontière de l'épidémie de sida », a souligné l'étude conjointe de l'Onusida et de l'Unicef.

Cependant, les besoins des populations vulnérables ne pourront être couverts que si l'un des bailleurs consent à faire un important effort financier.

« Nous, qu'il s'agisse des agences des Nations unies, des ONG et des personnes travaillant dans des contextes d'urgence, devons parler d'une seule et même voix et encourager, avec l'aide des bailleurs de fonds, la distribution d'ARV de manière appropriée et durable », a affirmé Laurie Bruns, coordinatrice régionale du HCR pour le VIH/SIDA en Afrique australe.

« Les objectifs internationaux d'accès universel aux traitements ARV ne pourront être atteints tant que les populations victimes de conflits et les personnes déplacées ne sont pas prises en charge », a-t-elle conclu.

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02/11/2006

FETE DE TABERNACLE 2006

Nous vous invitons à la 6ème édition de la fête des tabernacle qui aura lieu du 30 Novembre au 4 Décembre 2006. Cette fête organisée par le Centre Chrétien Fontaine de Vie est ouverte à tous. Le thème retenu : Royaume, Puissance et Gloire. Avec le Pasteur Samuel Rodriguez (CCPE Montreuil), Pasteur David Olumuyide (RCCG LONDRES) et Shaliah GRASSIE Christophe (Juif Messianique. Hôte : Pasteur Wellington Victor.

-30 Nov et 1 Dec à 18h-21h

-2 Dec à 16h - 21h

-3 Dec à 10h - 16h

-4 Dec à 18h - 21h

LIEU : 5 SENTIER JOSEPH BAUM, 93200 SAINT DENISSur la RUE DES VICTIMES F.Métro :PORTE DE PARIS (LIGNE 13)

http://www.folicc.org

ou

http://monsite.wanadoo.fr/specialevent

Email :info@folicc.org

Tél : 0169058447

Tél : 0622279197

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02/11/2006

THÉOLOGIE DE LA LIBÉRATION ET VIE CHRÉTIENNE.

La Théologie de la Libération, parce qu'elle est essentiellement pratique, a des retombées immédiates sur l'éthique et le comportement des personnes. Elle a mis au jour un nouveau profil de chrétien dans le monde d'aujourd'hui. Nous nous bornerons ici à souligner les aspects les plus éthiques.

Les chrétiens se voient confrontés au péché social et structurel de l'oppression et de l'injustice infligées aux masses. Il s'agit du péché qui de situe dans les institutions et les structures de la société, et qui conduit les personnes et les groupes à avoir des comportements en contradiction avec le projet de Dieu. Précisons ici que les structures ne sont pas des choses mais des modes de relation entre les choses et les personnes qui ont affaire à elles.

Vouloir surmonter le péché social suppose que l'on s'attache à changer les structures afin qu'elles produisent en fonctionnant plus de justice et de participation. La conversion évangélique réclame plus qu'un changement de c?ur ; elle exige aussi un changement de l'organisation sociale qui provoque indéfiniment des comportements de péché.

Cette conversion sociale se traduit par une lutte sociale transformatrice, et elle s'appuie sur des stratégies et des tactiques susceptibles d'ouvrir la voie aux modifications nécessaires. Au péché social il faut opposer la grâce sociale, fruit du don de Dieu et de l'activité de l'homme inspiré par Dieu.

La charité comme mode d'être-aux-autres gardera toujours toute sa valeur. Mais, dans une perspective sociale, aimer signifie participer à la création de nouvelles structures, soutenir celles qui représentent une avancée pour obtenir une meilleure qualité de vie, et bien se situer dans le domaine politique à la lumière de l'option solidaire pour les pauvres. Jésus a donné l'exemple : il peut y avoir compatibilité entre l'Amour pour les personnes et l'opposition à leurs attitudes.

Il s'agit d'aimer toujours les personnes et dans n'importe quelle condition, mais de combattre les attitudes et les systèmes qui ne s'accordent pas avec les critères éthiques du message de Jésus. La paix et la réconciliation sociales ne seront possibles que dans la mesure où auront été surmontés les motifs réels qui distillent en permanence les conflits : les relations inégales et injustes entre le capital et le travail, les discriminations entre les races, les cultures et les sexes.

Ainsi, aimer sans haïr, lutter pour le triomphe de la juste cause sans céder au leurre des émotions, tout en respectant la diversité des opinions, en relativisant ses propres positions et en sauvegardant l'unité de la communauté, tels sont les défis concrets qui sont proposés à la sainteté des chrétiens libérateurs.

Bruno LEROY.

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02/11/2006

Erythrée : 150 nouveaux chrétiens arrêtés

La police a procédé à l'arrestation de 150 nouveaux chrétiens la semaine dernière, à Mendefera, à environ 50 km au sud d'Asmara.

Selon des témoins dix femmes emmenées par la police ont été séparées de leurs bébés. Tous ces chrétiens arrêtés ont été incarcérés dans le camp militaire de Mendefera. Les prisonniers faisaient partie de quatre églises évangéliques. Des membres actifs du renouveau orthodoxe ont aussi été pris.

La vague d'arrestation a commencé mercredi 25 octobre. Des agents de police sont passés de maison en maison. Le premier jour, 55 chrétiens ont été arrêtés. Le lendemain, 95 tombaient dans les mains de la police. Des sources locales confirment que les prisonniers ont été battus et ont subi des mauvais traitements.

Le 17 octobre dernier, deux chrétiens sont morts dans le camp militaire de Adi-Quala, deux jours après leur arrestation, après avoir été torturés.

On estime à plus de 1900 le nombre de chrétiens prisonniers en Erythrée dans des conditions épouvantables, certains sont enfermés dans des conteneurs maritimes, à l'instar de la chanteuse chrétienne populaire Helen Berhane, incarcérée depuis mai 2004.

Tous les mouvements religieux indépendants ont été interdits par le gouvernement érythréen en mai 2002.

Pour plus d'infos, contactez :

Portes Ouvertes France
BP 139
67833 Tanneries cedex (Strasbourg)
T : 03 88 10 29 60
E :contact@portesouvertes.frSite :www.portesouvertes.fr

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02/11/2006

Présidentielle brésilienne : Lula réélu président

Le chef de l'Etat sortant, Luiz Inacio Lula da Silva, a été facilement réélu dimanche 29 octobre au soir, lors du second tour de l'élection présidentielle au Brésil, pour un deuxième mandat de quatre ans, grâce notamment à ses efforts pour combattre la pauvreté dans son pays.Après dépouillement de 99% des bulletins, et malgré les scandales qui ont semble-t-il empêché sa réélection dès le premier tour,"Lula"obtenait 61% des suffrages contre 39% pour le conservateur Geraldo Alckmin, l'ancien gouverneur de l'Etat de Sao Paulo. Les responsables des élections ont déclaré"Lula"vainqueur."Nous allons faire beaucoup mieux lors de mon second mandat qu'au cours du premier", a promis le président brésilien devant des partisans ravis dans un hôtel de Sao Paulo."Les fondations sont en place, et maintenant nous devons nous mettre au travail", a-t-il ajouté.Radieux, dans un t-shirt blanc sur lequel était inscrit"C'est la victoire du Brésil"dans les couleurs vert et jaune du drapeau brésilien, Luiz Inacio da Silva s'est engagé à faire augmenter la croissance et à réduire les inégalités, afin de mettre le pays sur la voie pour rejoindre les standards des pays développés.

"Faire un bond en qualité"

Au premier tour, le 1er octobre, le candidat du Parti des travailleurs (PT), 60 ans, avait recueilli 48% des voix, contre 42% pour son adversaire, candidat du Parti social-démocrate (PSDB), 53 ans."Lula"a voté dans une école de sa ville, Sao Bernardo do Campo, tout près de la petite maison où il vivait quand, en tant que leader syndical, il organisait des grèves et s'opposait à la dictature militaire qui a régné sur le pays de 1964 à 1985. Il a promis d'améliorer la distribution des revenus du pays et l'éducation, pour que le Brésil puisse"faire un bond en qualité dans les domaines de la politique, de l'économie et des affaires".En sortant du bureau de vote,"Lula"a pris un bain de foule, étreignant certains de ses partisans et embrassant le drapeau brésilien.De son côté, Geraldo Alckmin a voté à Sao Paulo, dans le quartier chic de Morumbi, accompagné par l'ancien président Fernando Henrique Cardoso et le gouverneur actuel de l'Etat de Sao Paulo, Jose Serra, qui avait perdu contre"Lula"lors de la présidentielle de 2002."Ce qui compte vraiment, c'est le vote, et non les sondages", a affirmé M.Alckmin après avoir déposé son bulletin dans l'urne.

Impunité

M. Cardoso, président du Brésil pendant huit ans, avant"Lula", a rappelé pour sa part les allégations de corruption pesant sur le Parti des travailleurs."Le PT ne peut pas occulter des crimes, le Brésil doit enquêter", a-t-il martelé."Le Brésil en a assez de l'impunité".Lors de son dernier meeting samedi soir,"Lula"avait déclaré aux milliers de sympathisants réunis dans sa ville qu'il essayait déjà de faire la paix avec son adversaire, après une campagne féroce qui a divisé le Brésil.Il semblait cependant que les quelque 125 millions d'électeurs inscrits dans les 27 Etats soient plus disposés à reconnaître les résultats du gouvernement dans sa lutte contre la pauvreté qu'à lui tenir rigueur des scandales de corruption qui ont terni son image.Dix Etats désignaient également leur gouverneur au second tour.

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02/11/2006

Synthèse de l'actualité internationale

Brésile : un nouveau mandat pour Lula

Large victoire pour Lula : 61% des électeurs ont renouvelé leur confiance au président brésilien, contre 39% à son rival Geraldo Alckmin, et ce, malgré les accusations de corruption qui avaient entaché la campagne électorale. Le nouveau président s'est engagé à gouverner pour l'ensemble des Brésiliens tout en intensifiant la lutte contre la pauvreté.

Bulgarie -Le président bulgare également réélu pour un second mandat de cinq ans. Guéorgui Parvanov a remporté plus de trois-quarts des voix contre son adversaire ultranationaliste Volen Sidérov, selon des résultats officiels quasi-définitifs. C'est donc lui qui mènera la Bulgarie pour son entrée dans l'Union européenne, le 1er janvier prochain.

Kosovo/Serbie -Les Serbes ont approuvé hier par référendum une nouvelle constitution. 52,3% des électeurs ont voté en faveur du texte, qui proclame notamment la souveraineté de Belgrade sur la province séparatiste du Kosovo. Les Etats-Unis ont d'ores et déjà fait savoir que le référendum n'aurait aucun impact sur la décision concernant le statut final de la province. Mais il apparaît de plus en plus probable que les Nations Unies reportent leur décision le temps que la Serbie organise des élections législatives probablement à la fin de l'année, comme le souhaite le président serbe Boris Tadic :« J'espère qu'il y aura de nouvelles élections. Plus qu'une constitution, nous avons besoin d'un gouvernement démocratique pour assurer notre stabilité politique, dans l'intérêt de nos citoyens, de la région toute entière et de l'Europe, vers laquelle devrait nous conduire notre politique. »

Irak -Vingt-neuf personnes ont été tuées et 59 blessées dans l'explosion d'une bombe ce matin à Sadr City, bastion des milices chiites de Bagdad. L'explosion s'est produite au milieu d'un rassemblement d'ouvriers qui attendaient du travail pour la journée.Par ailleurs, le procès de l'ancien président irakien Saddam Hussein a repris à Bagdad. Son avocat principal, qui avait boycotté les audiences précédentes, a de nouveau quitté la salle en claquant la porte, après avoir soumis une liste de 12 exigences à la Cour, qui les a rejetées.Un mois d'octobre sombre pour les forces américaines : la barre symbolique des 100 morts a été dépassée, avec le décès d'un 101ème soldat ce matin. C'est le bilan le plus lourd depuis janvier 2005.

Attentats à Alger -Deux attentats au camion piégé contre des commissariats dans la banlieue d'Alger ont fait cette nuit deux morts et 17 blessés. Les attentats ont vraisemblablement été commis par des rebelles islamistes.

Pakistan -Au moins 80 activistes islamistes ont été tués au Pakistan dans une opération menée contre une madrasa (école coranique), qui servait de camp d'entraînement, selon l'armée pakistanaise. L'armée précise qu'aucune femme ni enfant ne se trouvait dans l'école au moment de l'attaque.

Mexique -Au Mexique, la police anti-émeute a pris d'assaut hier la ville d'Oaxaca, qui est depuis le mois de mai sous le contrôle de manifestants hostiles au gouverneur de l'Etat. Appuyés par des blindés et des hélicoptères, plusieurs milliers de policiers ont progressivement reconquis les quartiers. Bilan de ces affrontements : un mort et une quinzaine de blessés.

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02/11/2006

RDC : Un soldat tue deux agents d'un bureau de vote en Ituri

BUNIA, le 30 octobre (IRIN) - Deux agents d'un bureau de vote ont été abattus lundi par un soldat de l'armée nationale de la République démocratique du Congo (RDC), un double meurtre qui fait craindre une recrudescence des troubles dans la localité de Fataki (Nord-est) où l'incident a eu lieu, a déclaré Mme Petronille Vaweka, Commissaire de district de l'Ituri.

Les deux agents tués habitaient Fataki, à quelque 90 kilomètres au nord-est de Bunia, la ville principale de l'Ituri. Selon Mme Vaweka, les circonstances du drame ne sont pas claires, mais le soldat a été arrêté et sera remis aux autorités judiciaires militaires.

En réaction, la foule en colère a mis le feu aux bureaux de vote de la localité.

Les opérations de vote du deuxième tour de la présidentielle ont commencé le 29 octobre. Les électeurs sont appelés à choisir le nouveau Président de la RDC entre deux candidats : le Président sortant Joseph Kabila, 35 ans, et un de ses quatre vice-Présidents, Jean-Pierre Bemba, 44ans.

L'indiscipline des soldats serait en partie responsable du faible taux de participation des électeurs dans le district de l'Ituri, dimanche, a expliqué un agent du bureau de liaison de la Commission électorale indépendante (CEI) à Bunia, qui a requis l'anonymat. Des soldats avaient érigé plusieurs barrages routiers sur l'axe Nizi et Walendus Bindi et rançonnaient les passants qui souhaitaient se rendre dans les bureaux de vote.

Un électeur, a expliqué qu'au cours d'un de ces incidents à Dhego, une localité située à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Bunia, les militaires l'ont fouillé et lui ont prix cinq dollars, sur les dix qu'il avait en sa possession.

Pour le moment les responsables militaires se sont refusés à tout commentaire.

Dans le district de Bunia, le taux de participation au scrutin était visiblement faible par rapport au premier tour de la présidentielle du 30 juillet dernier, a indiqué un agent du bureau de liaison de la CEI. Toutefois, aucune irrégularité na été signalée dans les zones sous contrôle des miliciens fidèles à Peter Karim, le leader du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI). Bien que Peter Karim ait intégré l'armée nationale en octobre, il contrôle encore au moins 3 000 miliciens dans l'Ituri.

A Fataki, le taux de participation a été très élevé par rapport à d'autres régions de l'Ituri. Fataki est le bastion de l'Union des patriotes congolais (UPC), une milice dont le leader, Thomas Lubanga, est actuellement détenu dans une prison de la Cour internationale de justice de la Haye, aux Pays-bas. L'UPC a appelé ses partisans à Fataki à voter massivement pour M. Bemba.

Il y a eu plusieurs accrochages entre les gardes de MM. Kabila et Bemba pendant la campagne du deuxième tour des élections. Le 20 août dernier, de violents combats ont opposé pendant deux jours à Kinshasa, la capitale, les hommes de la sécurité des deux leaders politiques. Le calme est revenu dans la ville grâce à l'intervention des institutions internationales appuyant la transition démocratique en RDC.

La guerre civile en RDC a duré cinq années et a pris fin en 2003. Plusieurs pays ont été impliqués dans ce conflit, certains ayant même combattu le régime en place à l'époque.

Cette guerre - à laquelle MM. Kabila et Bemba ont pris part en tant que combattants - a fait quatre millions de morts, victimes pour la plupart de la faim des maladies, et près de cinq millions de déplacés.

Aujourd'hui, le pays est confronté à un immense défi humanitaire et tout au long de leur quinze jours de campagne électorale, les deux candidats ont fait part de leur détermination à mettre fin à cette tragédie en rétablissant l'ordre et la sécurité en RDC.

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02/11/2006

Une nouvelle Internationale syndicale.

Ce ne sont pas des chants révolutionnaires, mais des rondes viennoises qui ont salué, mercredi 1er novembre, la naissance de la Confédération syndicale internationale (CSI). Près de 1 700 délégués syndicaux, en costume, boubou ou coiffés de voiles ou turbans, se sont levés pour applaudir la fin de la guerre froide entre la laïque et réformiste Confédération internationale des syndicats libres (créée en 1949, elle revendique 155 millions d'adhérents) et la chrétienne Confédération mondiale du travail (née en 1920 et rassemblant 27 millions de membres).

Les deux frères ennemis du syndicalisme mondial avaient successivement voté, la veille, leur dissolution, pour créer ensemble, au petit matin, cette nouvelle Internationale « démocratique » et « unifiée dans la diversité ». L'ont rejointe mercredi huit syndicats, qui n'étaient pas ou plus affiliés à une fédération mondiale, comme la CGT française, la CTA argentine ou l'OPZZ polonaise.

Des invités de poids, comme Heinz Fischer, le président autrichien, Juan Somavia, directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT), ou, demain, Pascal Lamy, à la tête de l'Organisation mondiale du travail (OMC), se sont déplacés pour pointer le caractère « historique » de l'événement et les espoirs naissants pour une mondialisation plus juste."Répondre aux défis de l'économie mondialisée..."

« La CSI tourne la page d'un mouvement syndical qui était jusqu'ici davantage marqué par sa division que par son unité. Jamais un mouvement d'une pareille ampleur et d'une telle représentativité n'avait encore existé », s'est ému l'italien Emilio Gabaglio, ancien secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui dispose d'un statut à part au sein de la CSI.

L'objectif, comme l'a résumé Guy Ryder, secrétaire général de la CISL qui devrait prendre la tête vendredi de la nouvelle confédération, est de « répondre aux défis de l'économie mondialisée et d'assurer un travail décent pour tous et plus de justice sociale ».

Dans ses statuts, votés mercredi, la CSI entend défendre les droits sociaux et promouvoir la liberté syndicale et la négociation collective en se « confrontant aux entreprises multinationales », en se rapprochant d'organisations civiles comme les ONG ou encore en accentuant le lobbying auprès du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale ou de l'Organisation mondiale du commerce.

« Nous voulons que les normes internationales du travail, que sont la liberté syndicale, de négociation, la non-discrimination ou l'interdiction du travail forcé ou des enfants, deviennent des critères de conditionnalité pour ces institutions de la mondialisation, explique Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, qui salue la création de la CSI, dont son syndicat fait partie au même titre que la CFDT, la CFTC et, depuis mercredi, la CGT. Mais pour donner un sens, une lisibilité à cette nouvelle Internationale, il faut proposer des choses concrètes. »

Quelle sera la stratégie syndicale de la CSI ?

« Nous réfléchissons à une journée d'action. Il nous faut démontrer que nous sommes capables de mobiliser les organisations nationales au niveau mondial. Il est urgent de rapprocher l'action syndicale nationale et l'internationale, qui sont trop éloignées l'une de l'autre », explique Guy Ryder.

Quelle sera la stratégie syndicale de la CSI ? Et ses mots d'ordre ?

Ira-t-elle jusqu'à décréter des actions d'arrêt de travail ou de boycott au niveau international ou se contentera-t-elle de négocier et de faire du lobbying ? « La CSI sera ce que nous voudrons en faire ensemble », résume son futur secrétaire général. Pour l'heure, seuls ses statuts ont été votés jeudi 2 novembre. Elle possède aussi son propre logo (un rond orange souligné sur la gauche par une virgule rouge, évoquant un sourire de travers, ou une planète désaxée) et une trilogie prônant « Unité, travail et solidarité ».

Le reste devrait être débattu jeudi 2 et vendredi 3 novembre. La CSI n'exclut pas des négociations avec la Fédération syndicale mondiale (FSM), l'autre organisation mondiale, regroupant 145 syndicats apparentés communistes. Fred Van Leeuwen, son président, a même proposé mardi la création d'un « conseil global international » pour pouvoir travailler ensemble sur certains dossiers.

"Une force de transformation sociale"

Cela ira-t-il jusqu'à la fusion ? Willy Thys, l'ancien directeur général de la CMT et cofondateur de la CSI, souligne, qu'en tant qu'« organisation syndicale démocratique et indépendante », la CSI a « une éthique ». « Nous demandons à ce que chacun de nos membres fasse preuve d'un fonctionnement démocratique et d'une indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques ou des forces de l'argent. Nous voulons être une force de transformation sociale. Pour nous, le travail prime sur le capital. »

Le vote de la dissolution de son organisation, la chrétienne CMT, a été beaucoup plus douloureux que celui de la CISL, dont l'unanimité a même été saluée par le chant de L'Internationale en différentes langues. Une dizaine de syndicats de la CMT, dont un syndicat italien ou bolivien, ont voté contre la nouvelle CSI. « Jamais un vote n'avait été si majoritaire, plus de 95 %, et si peu applaudi », résume un syndicaliste canadien.

« Ce congrès est un temps fort. Mais la diversité est telle que l'on peut aussi bien aller vers un syndicat de la dénonciation que vers un syndicat de proposition et de construction. Le vrai danger serait de choisir vers le plus petit dénominateur commun. C'est davantage un mariage de raison que d'amour », pointe Joseph Thouvenel, chargé des questions internationales à la CFTC."Face au capital, il faut unifier les rangs du mouvement ouvrier"

Il s'interroge aussi sur le poids important qu'auront, dans la nouvelle organisation, les Américains ou les Japonais, qui ont davantage d'adhérents et donc de droits de vote.

« Face au capital, il faut unifier les rangs du mouvement ouvrier, avoir le même langage, la même stratégie, pour protéger les intérêts sociaux et donner une dimension sociale à cette mondialisation. Mais cette unité ne doit pas camoufler la diversité, que la CSI doit considérer comme une richesse », prévient Mohamed Trabelsi, de l'Union générale tunisienne du travail, qui voit d'un bon?il l'idée d'organiser des grèves ou des actions de boycott de produits au niveau mondial.

Ce n'est pas le cas de François Chérèque, le numéro un de la CFDT, qui pourrait représenter les Français au bureau exécutif de la CSI, à moins qu'un « turn-over » avec ses camarades français ne soit décidé vendredi. Pour lui, le boycott pénalise déjà les salariés qui travaillent dans ces entreprises.

« Notre objectif est de réguler la mondialisation, pas d'être alter ou antimondialisation, avec toujours la volonté de rechercher le consensus. » A trois cents !

Bruno LEROY.

Source : La Croix.

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02/11/2006

AFRIQUE : Revoir les priorités dans la lutte contre la TB - MSF

DAKAR, 31 octobre (PLUSNEWS) - Face à l'augmentation alarmante des cas de tuberculose (TB) ultra-résistante, il faut développer de toute urgence de nouveaux outils et stratégies de lutte contre l'épidémie, a plaidé lundi Médecins sans frontières (MSF).

« Les médicaments et diagnostics disponibles sont incapables de faire face à la [tuberculose ultra-résistante] », a affirmé l'organisation médicale internationale dans un communiqué, publié à la veille de l'ouverture de la 37ème Conférence mondiale de l'union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires, qui se tient cette semaine à Paris, la capitale française.

Or, avec 450 000 nouveaux cas de tuberculose résistante enregistrée chaque année, le problème s'amplifie, a rappelé MSF. Une situation encore aggravée par la co-infection avec le VIH/SIDA -la tuberculose, qui tue 1,7 million de personnes chaque année, selon les Nations unies, étant la principale infection opportuniste liée au virus.

« La tuberculose ultra-résistante peut potentiellement faire des ravages là où sévit le sida », a dit le docteur Françoise Louis, référence tuberculose et sida à MSF. « Continuer de traiter la tuberculose ultra-résistante avec les mêmes médicaments serait catastrophique. Cela reviendrait à tenter d'éteindre un incendie avec un tuyau percé. »

Pour faire face à cette urgence, MSF a appelé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à « revoir ses priorités en matière de tuberculose et engager des actions concrètes pour accroître les fonds dédiés à la recherche et au développement » de nouveaux outils -médicaments et diagnostics- et à « négocier avec les autorités réglementaires et les compagnies pharmaceutiques... pour en permettre l'utilisation la plus rapide possible aux malades qui en ont besoin ».

Dans un rapport publié mercredi, l'OMS avait insisté sur la nécessité de développer de nouveaux outils de diagnostic de la tuberculose, qui touche principalement les pays à faibles revenus.

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02/11/2006

Gaza : Suhad et Hanna séparés par la frontière

Hanna et Suhad Massad servent le Seigneur à Gaza. A de nombreuses reprises nous vous avons parlé de leurs efforts pour être aux côtés des habitants de cette ville et leur apporter l'amour de Dieu. Ils ont particulièrement besoin de nos prières. Cet été, Suhad est partie dans sa famille en Jordanie pour donner naissance à leur deuxième enfant. Son mari, Hanna, a pu lui rendre visite, puis est retourné, non sans difficulté, à Gaza où il dirige la seule église évangélique de la ville. Suhad, qui est directrice de la librairie biblique de Gaza, s'est bien remise de son accouchement et désire maintenant rentrer chez elle avec sa première fille, Joyce et sa dernière née, Jolene. Cependant, les autorités israéliennes refusent de la laisser rentrer.

La seule option qui s'offre à eux est d'apporter leur cas devant la Court Suprême de Jérusalem. En 2002, alors qu'ils étaient tout juste mariés, le jeune couple avait dû faire face au même problème et suivi la procédure judiciaire. La jeune mariée avait finalement rejoint son époux.

Hanna et Suhad ont une place clef dans l'ouvre de Dieu à Gaza. Si la situation ne se débloque pas, leur ministère risque d'être compromis.

Voici ce qu'Hanna nous a écrit :

"S'il vous plaît, priez pour que la procédure judiciaire ne soit pas trop longue et que notre famille soit de nouveau réunie. Priez pour que nous restions dans un esprit de paix, d'amour et de pardon. Priez pour Suhad, Joyce et Jolene qui vivent des moments difficiles particulièrement quand Joyce demande son papa. Je sais que notre ennemi - le diable, pas Israël - veut détruire notre travail ici."

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02/11/2006

Yaoundé : Braquage dans un bureau de poste

Les bandits n'ont opéré que pendant 10 min vendredi 27 octobre dernier. Mais l'une des caissières du bureau de postes de Yaoundé XIVème situé à côté de l'école des postes à Ngoa-Ekellé, confie avoir eu l'impression que ces 10 min ont mis des heures. Le front plaqué contre le sol, comme ses autres collègues, toutes avaient sur elles, le regard menaçant et lourdde quatre gaillards armés de pistolets. C'est longtemps après le départ des malfrats qu'elles consentent finalement à changer de posture. Mais la trouille reste intacte, en témoigne le trémolo qui se dégage de la voix de ces dames lorsqu'elles sont interrogées par la police venue sur le lieu du vol pour les premières enquêtes.

Selon les témoignages de ces caissières, tout commence aux environs 9h ce vendredi 27 octobre 2006. Le bureau de postes de Yaoundé XIVème est déjà ouvert, mais pas un seul client devant les guichets. C'est alors que deux hommes entrent. Ils se dirigent vers le guichet de Western Union et la caissière leur donne des fiches de retrait. Puis deux autres entrent et la même caissière, croyant avoir à faire à des clients ordinaires leurs donne des renseignements sur le transfert de fonds.

Soudain, tous sortent leurs fusils et ordonnent à toutes ces dames de ne pas faire le moindre geste. L'un d'eux va vers la première caissière et lui demande où est l'argent."J'ai ouvert la caisse, il a tout ramassé et a pris mes téléphones portables. Puis il m'a demandé de le conduire vers le coffre fort, sinon il me tue...", raconte fébrilement l'une des caissières. Avant de sortir de ce guichet, il intime l'ordre à la dame de ne pas le dévisager, sinon il lui tire dessus. En effet, aucun de ces bandits, tous des jeunes selon les témoignages des caissières, n'avait de cagoule.Dans les autres guichets, les complices font le ménage. Ils emportent téléphones portables, argent, bijoux, etc. Après avoir tout vidé, ils rassemblent toutes les caissières au centre de la salle et leur ordonne de plaquer le front contre le sol. Les pauvres dames s'exécutent et ils ont le temps de s'en aller en toute quiétude à bord d'une voiture que personne n'a pu identifier pour l'instant.

Les éléments du commissariat de Yaoundé Vème, ceux des Equipes spéciales d'intervention rapide (Esir) et du Groupement spécial d'opération (Gso) n'arriveront sur les lieux qu'après leur départ. Selon les premières investigations, les braqueurs auraient emporté environ un million de francs et de nombreux autres objets. Au moment où nous quittions le bureau de postes de Yaoundé XIVème, c'est l'unique vigile de cet établissement qui était interrogé par la police. L'homme n'a pas vu grand-chose, puisque le braquage est passé comme une lettre à la poste.

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02/11/2006

Bulgarie : large victoire du président sortant Parvanov

L e président bulgare Gueorgui Parvanov a été réélu pour un second mandat de cinq ans avec 75,3% des suffrages, selon des résultats officiels communiqués dimanche 29 octobre après dépouillement de 90,9% des bulletins.Son adversaire, l'ultranationaliste Volen Siderov, est crédité de 24,7% des voix."C'est une victoire historique", a déclaré Parvanov en promettant d'assurer à la Bulgarie une"appartenance digne à l'Union européenne, maintenant l'identité nationale".La réélection de Parvanov, 49 ans, était quasiment acquise. Au premier tour, il avait rallié 64% des voix mais sa victoire n'avait pu être validée en raison de l'insuffisance de la participation. Le taux de participation est resté faible au second tour avec 41,2%.Cet historien de formation avait abordé ce deuxième rendez-vous avec les électeurs avec plus de quarante points d'avance sur son rival, candidat ultranationaliste qui s'oppose à l'entrée de la Bulgarie dans l'Union européenne.

Frustration

Les bureaux de vote, qui avaient ouvert à 04h00 GMT, ont fermé leurs portes aux 7,8 millions d'électeurs inscrits vers 17h00 GMT.

Cependant, la bonne tenue de Siderov au premier tour a mis en lumière les tensions suscitées par les réformes nécessaires à l'adhésion à l'UE, programmée le 1er janvier prochain.Aussi Parvanov a-t-il été contraint entre les deux tours de se défendre face aux critiques sur l'action du gouvernement contre la pauvreté, la corruption et le crime organisé."Ce gouvernement a la grande tâche, dans la seconde partie de son mandat, de rendre beaucoup plus supportable le prix social de la période de transition (du communisme)", a dit Parvanov.Le président sortant, qui a dirigé la mue de l'ancien parti communiste en Parti socialiste, se présente comme le"président de tous les Bulgares".Il n'en demeure pas moins que sa réélection devrait relancer le soutien populaire de la coalition gouvernementale mise en place autour des socialistes après les élections législatives disputées de 2005.Mais une certaine frustration se fait jour dans un pays où, en dépit d'une croissance économique attendue cette année à 6%, le pouvoir d'achat est inférieur à ce qu'il était avant l'effondrement du communisme, en 1989, et où le salaire moyen, de 160 euros par mois, est le plus bas de l'UE.

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02/11/2006

RDC : « Le terrorisme sexuel », vecteur de propagation du VIH dans le Sud Kivu

BUKAVU, 23 octobre (PLUSNEWS) - En 2004, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait à 25 000 le nombre de personnes ayant survécu aux violences sexuelles commises dans le Sud Kivu, la province orientale de la République démocratique du Congo (RDC), mais ce nombre est bien en deçà de la réalité, selon certaines organisations d'aide aux victimes de ces sévices.

« Je suis certaine que dans cette province plus de 100 000 femmes ont été victimes de viol », a affirmé Christine Schuler-Deschryver de la Coopération technique allemande (GTZ).

Pendant la guerre, Christine Schuler-Deschryver était basée à Bukavu, la capitale provinciale, et a recensé plus de 14 000 cas de viol.

Pendant dix années, les populations de la province du Sud Kivu ont été les victimes d'une violence injustifiée commise au cours de combats entre les groupes rebelles étrangers et certaines milices congolaises.

Et parmi ces groupes rebelles figurent les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), composées essentiellement de miliciens hutus rwandais ayant fui leur pays après le génocide de 1994. Beaucoup de Congolais accusent ces derniers d'être responsables de l'introduction du virus du sida en RDC.

« Ce sont les Interahamwe [génocidaires hutus rwandais] qui ont apporté le sida », a déclaré Honorata Zakumwilo, une Congolaise âgée de 54 ans qui a été violée et torturée pendant 14 mois par la milice Interahamwe.

« Ils réclamaient à manger, ils ne voulaient pas de la nourriture, mais des femmes », a-t-elle ajouté.

Les atrocités sexuelles et l'humiliation dont a été victime Honorata Zakumwilo sont difficiles à comprendre.

« Nous étions des esclaves sexuelles, le viol ne leur suffisait pas », a-t-elle confié.

Il n'existe aucune statistique précise sur le nombre de victimes de sévices sexuels. En effet, un sentiment accablant de honte et de culpabilité a contraint certaines femmes à cacher les violences dont elles ont été l'objet. Et en raison de l'instabilité qui règne dans certaines parties de la province, les femmes craignent des représailles.

Si les miliciens ont systématiquement eu recours à la violence sexuelle dans toute la province orientale du pays, ce n'est absolument pas pour satisfaire leurs besoins sexuels, a souligné Christine Schuler-Deschryver.

« Les gens ne se rendent pas compte que les rebelles utilisent le viol comme une arme de destruction. C'est du terrorisme sexuel », a-t-elle précisé.

La GTZ soutient le Comité de Rayon d'Action Femme (CRAF), une organisation non gouvernementale locale, et donne des conseils aux femmes violées qui hésitent à recevoir une aide médicale alors qu'elles souffrent psychologiquement et qu'elles ont peut-être contracté des maladies sexuellement transmissibles.

A en croire Aldegonde Kyakim, directrice de projet auprès du CRAF, la hausse du nombre de personnes séropositives dans la région était une conséquence directe de ces actes de viol.

« D'après les résultats des tests sanguins des victimes de violence sexuelle, le taux de prévalence du VIH/SIDA oscille entre cinq et 15 pour cent », a déclaré Aldegonde Kyakim.

Selon elle, ces chiffres varient en fonction de la zone géographique et des groupes armés présents sur le terrain.

« Le taux de prévalence du VIH/SIDA le plus élevé, soit 15 pour cent, a été enregistré parmi les femmes violées par les miliciens des FNL [Forces nationales de libération] du Burundi voisin. Chez les femmes victimes des violences sexuelles commises par les miliciens Interhamwe, le taux de prévalence s'établit entre 10 et 12 pour cent », a-t-elle précisé.

En 2005, le taux de prévalence du VIH/SIDA au sein de la population rurale du Sud Kivu s'établissait à 4,5 pour cent,d'après les statistiques officielles du Programme national de lutte contre le sida (PNLS).

Le conflit a directement contribué à la propagation de l'épidémie dans le Sud Kivu, a affirmé le docteur Rebecca Adlington, responsable médical et spécialiste du VIH/SIDA auprès de Médecins Sans Frontières (MSF), à Bukavu.

« Dans le territoire d'Uvira du Sud Kivu, le taux de prévalence du VIH parmi les donneurs de sang est passé de cinq pour cent en 1994 à 12 pour cent en 1998. Il faut se demander pourquoi », a souligné le docteur Adlington.

« Ces donneurs ne représentaient pas un échantillon de personnes qui se considéraient à risques. C'étaient, pour la plupart, des parents de patients qui avaient besoin d'une transfusion sanguine. Personne d'autre que les militaires et les groupes armés ne pouvait donc être à l'origine de la propagation du virus », a-t-elle poursuivi.

Les femmes ayant besoin d'une aide médicale pour soigner les blessures causées par le viol, ou celles soutenues par des organisations comme le CRAF, sont orientées vers l'hôpital général de Panzi, situé à l'extérieur de Bukavu.

Lorsqu'elles arrivent à l'hôpital, beaucoup de femmes sont suicidaires, a fait savoir le docteur Cécile Kamwanya, responsable du programme de soutien psychologique de l'hôpital.

« Rejetées par leur famille et leur communauté, ces femmes ont la sensation d'avoir commis une faute. Elles sont inutiles pour leur famille. A leurs yeux, la vie ne vaut plus la peine d'être vécue », a-t-elle ajouté.

Tous les mois, l'hôpital de Panzi prend en charge une centaine de femmes dont l'état de santé requiert une intervention chirurgicale reconstructrice. Chaque femme qui franchit les portes de l'hôpital reçoit une assistance psychologique et un test de dépistage du VIH lui est proposé.

« Elles acceptent presque toutes [de subir un test de dépistage]. C'est parfois même la première chose qu'elles demandent lorsqu'elles arrivent dans nos services », a-t-elle poursuivi.

La guerre a détruit les services sanitaires du Sud Kivu et a empêché les organisations locales et internationales de mener des programmes de sensibilisation au VIH/SIDA dans les zones rurales.

Des dizaines de milliers de personnes ayant survécu aux violences sexuelles continuent de vivre sans avoir conscience des risques d'infection et elles n'ont pas accès aux programmes de soins et de traitement disponibles à Bukavu et dans les localités avoisinantes.

Plus le gouvernement tardera à réhabiliter et à rendre performants les services de santé de la province du Sud Kivu, plus le VIH se propagera au sein des communautés, ont averti les travailleurs sanitaires.

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02/11/2006

France - Gabon : Sarkozy fait des promesses à Omar Bongo

Bongo, le grand président gabonais est un homme riche et qui a le bras long particulièrement dans la sphère politique française. Il est donc de coutume, en temps de préchauffe électorale de draguer un tel homme. Même Jean-Marie Le Pen a fait deux-trois pas de danse avec lui. Nicolas Sarkozy, apôtre de la « rupture », n'échappe pas à la règle. Et n'hésite pas à faire quelques entorses à ses grands principes sur l'immigration, à en croire une lettre officielle datée du 27 septembre dernier du ministre de l'Intérieuer (sic) gabonais à l'attention de Monsieur le ministre de l'Intérieur français. Cette missive récapitule les différents points abordés par Nicolas Sarkozy et André Mba Obame, concernant « la coopération entre [leurs] deux pays en matière d'immigration » et leur « position consensuelle » quant à « la nécessité d'une véritable collaboration sur la question de l'immigration ».

Les citoyens français, rappelle le responsable gabonais, ont la chance de jouir de sérieux avantages en matière de conditions d'entrée et de séjour, traitement de faveur que le Gabon se garde jusqu'ici d'offrir « aux ressortissants des pays amis comme la Chine et les États-Unis d'Amérique. » Trop aimable. Ainsi « un nombre significatif de citoyens français arrivent et sont reçus au Gabon sans visa d'entrée. » Rien de surprenant... jusqu'ici.

Quelques lignes plus loin, une étrange promesse de Nicolas Sarkozy, celui-là même favorable à l' « immigration choisie », est dévoilée : « le Gabon renouvelle sa proposition visant la suppression des visas d'entrée pour les citoyens des deux États, principe pour lequel vous vous êtes déclaré favorable lors de notre rencontre du 09 juin 2006 à Paris ». Une convention qui serait une première entre la France et un pays africain, et dont la finalisation semble en bonne voie. Un petit flic a même été chargé de suivre l'affaire. L'heureux élu prié de cornaquer le dossier n'est autre que « Monsieur Godin, Directeur général de la Police nationale française, [...] chargé de préparer un projet de Convention d'exemption de visas entre les deux États ». Et dans « l'attente de la mise en oeuvre urgente de cet objectif commun », Mba Obame mentionne son souhait « d'envisager à très court terme de porter l'ouverture des bureaux [du consulat de France à Libreville] aux usagers de deux heures par jour à six heures par jour. »

Pourtant prompt à médiatiser ses bons rapports avec les pays africains et sa méthode de concertation avec les pays d'émigration, le ministère de l'Intérieur ne fait guère écho de ses tractations avec le Gabon. À moins que ces belles promesses ne servent qu'à amadouer le bon Omar Bongo Ondimba...et à le dissuader de soutenir un autre candidat à l'élection présidentielle que le champion des Hauts-de-Seine. Une théorie mesquine mais qui fait son chemin et qui serait même arrivé aux portes du palais du bord de mer, à Libreville.

« Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent », avait coutume du dire Môssieur Charles Pasqua, prédécesseur du petit Nicolas à Neuilly et grand ami du Mollah Omar.

Source : www.camer.be

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02/11/2006

Marseille : la mutilation d'une sénégalaise compromet la fermeté sarkozyste

Selon un communiqué de la présidence de la république française, Jacques Chirac s'est entretenu le dimanche 29 octobre avec les proches de Mlle Mama Galledou l'étudiante de 26 ans brûlée à 70%. Elle se trouve toujours dans un état stationnaire au centre des grands brûlés de l'hôpital de La Conception à Marseille. L'infortunée a été défigurée, son thorax et ses membres ont été calcinés. Elle a inhalé une forte quantité de gaz carbonique. Les faits d'incendie volontaire ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ont été retenus par la justice contre inconnu ; un crime passible de 30 ans de réclusion.

Titulaire d'un mastère professionnel à la faculté de Saint-Jérôme, la victime est née en France de parents sénégalais. Elle a obtenu son Baccalauréat au Sénégal où son papa est professeur d'université avant d'immigrer en France il y a plus de 05 ans. Le Sénégal est le fief où Sarkozy teste l'immigration concertée. Abdoulaye Wade n'a pas réagi de suite.

Une réunion de crise s'est tenue le 30 octobre sous l'impulsion du chef du gouvernement. Dominique de Villepin a demandé à Nicolas Sarkozy de prendre les mesures nécessaires pour mettre main sur les fauteurs de trouble. Le ministre de l'Intérieur a déclaré avoir bon espoir de retrouver les brûleurs de l'autobus. 72 heures après le drame, cinq mineurs ont été interpellés au petit matin du 31 octobre par les policiers en civil pour la plupart dans les cités des Lilas et des Oliviers situées à proximité de la régie des transports de la ville de Marseille.

La conséquence directe

Lancée à l'assaut des cités le 31 octobre, la cinquantaine de policiers a opéré très discrètement et surtout rapidement avant que les habitants ne se réveillent. Le coup de filet sans résultat probant s'est opéré sans déclaration tonitruante du ministre candidat à la candidature présidentielle. La tête des délinquants directs (pyromanes) et indirects (ceux qui ont monté le guet-apens) a été mise à prix pour 2.000 euros et le respect de l'anonymat lors des témoignages a été proposé.Un an après la crise des banlieues, c'est donc dans la douleur que la France a commémoré la mort des deux jeunes électrocutés à Clichy sous bois. Aujourd'hui, une victime qui lutte entre la vie et la mort n'est pas « une racaille » bonne pour le kärcher mais bien une intellectuelle qui fréquente un campus universitaire de Marseille, l'une des ville les plus pauvre de France.

Les jeunes délinquants ont ainsi défié le patron de la place Beauvau en lui damnant le pion sur son terrain de prédilection : la sécurité des français. Il vient d'essuyer une mésaventure qui l'a conduit a ranger les cameras au placard et d'opérer dans deux cités du 13ème arrondissement de la ville de Marseille en catimini. Dans une interview publiée au Figaro ce 31 octobre, le chef de l'Etat français a reconnu que « La situation reste certes difficile dans un certain nombre de quartiers » avant d'ajouter que « l'idée que je (Chirac ndlr) me fais de l'intérêt de la France » pourrait lui imposer sa candidature à sa propre succession au premier trimestre 2007. Un aveu d'impuissance qui en dit long sur la situation des banlieues que Sarkozy soigne sans pour autant les guérirdu malaise social.

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02/11/2006

LIBERIA : La Chine au chevet du Liberia pour lutter contre l'épidémie de fièvre de Lassa

MONROVIA, le 30 octobre (IRIN) - L'ambassade de la République populaire de Chine au Liberia fournira suffisamment de médicaments au Liberia pour permettre aux autorités sanitaires du pays de juguler l'épidémie de fièvre de Lassa.

En général, la fièvre de Lassa se transmet à l'homme au contact de rats infectés et tue chaque année près 5 000 personnes en Afrique de l'Ouest. L'épidémie qui a éclaté dans le Comté de Nimba (Nord) en septembre dernier a tué sept des dix personnes souffrant de la maladie. Le ministère libérien de la Santé ne dispose d'aucune statistique récente sur l'épidémie.

En septembre déjà, les autorités sanitaires libériennes indiquaient qu'elles ne disposaient pas d'assez de médicaments pour traiter les personnes atteintes de la fièvre de Lassa et les Nations unies avait noté que l'état de déliquescence des infrastructures médicales du pays ne permettait pas de lutter efficacement contre une maladie infectieuse.

Cependant, l'ambassade chinoise à Monrovia a annoncé jeudi dernier que, suite à la demande pressante du ministre libérien de la Santé, la Chine fournira assez de lots de médicaments pour contenir l'épidémie de la fièvre de Lassa.

« Un lot de trois cent médicaments sera livré pour traiter trois cent patients atteints de la fièvre de Lassa », a indiqué un diplomate de l'ambassade.

La République populaire de Chine fournira également des médicaments antipaludéens et du matériel médical pour les hôpitaux de la capitale. Une équipe de neuf spécialistes prodigue des soins gratuits à l'hôpital John F. Kennedy de Monrovia, a précisé le diplomate chinois.

Dix-huit fonctionnaires et techniciens du ministère libérien de la Santé sont actuellement en Chine où ils suivent une formation sur la lutte contre le paludisme et le traitement/prévention contre le VIH/SIDA.

Selon le rapport sur le développement humain au Liberia, publié en août dernier, plus de 95 pour cent des 325 établissements de santé qui fonctionnaient avant les quatorze années de guerre civile libérienne ont complètement ou partiellement été détruits. Les infrastructures sanitaires en milieu rural ont été les plus affectées.

Toujours selon le rapport, à la fin de la guerre civile en 2003, le pays comptait moins de 20 médecins libériens. Fin 2005, seuls 14 nouveaux médecins ont été formés et le Liberia ne compte aujourd'hui que 34 médecins.

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02/11/2006

SÉNÉGAL : La ruée vers l'Ouest

DAKAR, le 31 octobre (IRIN) - Des plaines du Mali aux rizières de la Guinée, le problème de l'immigration clandestine est devenu un thème du folklore moderne en Afrique de l'Ouest et aujourd'hui, ce sujet inspire des chansons, domine les conversations et suscite bien des controverses.

En mai dernier, 99 migrants illégaux sénégalais débarqués sur les îles espagnoles des Canaries ont été expulsés vers Dakar sur ordre du gouvernement du Sénégal. De nombreuses manifestations avaient alors été organisées pour protester contre cette décision du gouvernement.

Plus récemment, après la signature d'une convention de rapatriement avec l'Espagne, ce sont près de 5 000 migrants clandestins sénégalais qui ont été rapatriés à Saint-Louis, la capitale du nord du pays, en l'espace de quelques semaines.

« On doit aller en Europe parce qu'il n'y a rien ici », explique Ahmed Fall, un clandestin de 30 ans qui vient d'être expulsé d'Espagne.

« J'avais peur, mais il faillait que j'y aille ».

Les points de départ

La côte ouest-africaine, et le Sénégal en particulier, sont devenus les points de départ pour de nombreux candidats à l'immigration clandestine vers l'Europe. Ils embarquent à bord de grandes pirogues à destination des îles Canaries situées à quelque 1 500 kilomètres de la côte sud du Sénégal.

Selon les estimations de l'Organisation internationale pour la migration (OIM), plus de 24000 migrants ont débarqué cette année sur les côtés de l'archipel espagnol des Canaries, mais plusieurs autres ont péri en mer pendant la traversée.

La Mauritanie et le Maroc, au nord, ont pendant longtemps été les points de départ privilégiés des candidats à l'immigration clandestine. Toutefois, après la mise en place de patrouilles côtières, les migrants se sont rabattus sur des plages moins surveillées, comme celles du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée Conakry et de la Guinée Bissau.

Pour lutter contre l'immigration clandestine, l'Espagne a conclu des accords avec tous ces pays et a offert en échange une aide économique pour financer des projets de développement susceptibles d'amener les migrants à rester chez eux.

Lors d'un récent séjour en Guinée Conakry, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Angel Moratinos, a souligné que son pays avait besoin d'une main d'oeuvre étrangère, mais que Madrid souhaitait mettre place des mécanismes favorisant une immigration légale.

Le ministre a également annoncé le décaissement d'une enveloppe de cinq millions d'euros pour aider le gouvernement guinéen à lutter contre l'immigration clandestine.

« C'est une aide modeste qui ne peut régler tous les aspects du problème », a déclaré le ministre au cours de sa visite.« Mais elle pourrait servir à engager des actions créatrices d'activités pour ces jeunes grâce au petit commerce, au micro-crédit... ce qui leur permettra de rester dans leur pays d'origine ».

Quand l'immigration devient un enjeu politique

Pour certains analystes, en dehors des politiciens européens, très peu de personnes ont un intérêt à voir les candidats à l'immigration rester chez eux. Les migrants eux-mêmes d'abord ; tous aspirent à de meilleures conditions de vie, leurs familles attendent d'eux qu'ils leur envoient de l'argent et les gouvernements veulent échapper à la critique.

C'est notamment le cas au Sénégal où il y aura une élection présidentielle l'année prochaine.

« Ils ont besoin du vote des jeunes », a indiqué un ressortissant européen travaillant pour une organisation humanitaire. « C'est politique - en acceptant que l'Espagne les expulse, le gouvernement sénégalais réalise que dans chaque famille quarante à quatre-vingts personnes pourraient ne pas voter pour la réélection du président ».

Et les récents rapatriements de clandestins à Saint Louis pourraient signifier pour le Président Wade 200 000 à 400 000 voix perdues pour les prochaines élections.

Tout n'est pas perdu !

Mais tout n'est pas perdu puisque la perte de voix est compensée par l'aide financière importante octroyée aux autorités du Sénégal. Les migrants clandestins sont originaires de pays pauvres où le taux de chômage est très élevé.

« Le problème de l'immigration clandestine est devenue une affaire commerciale dans laquelle les gouvernements posent leurs conditions : ‘Payez et nous contribuerons à la lutte contre l'immigration clandestine' ou ‘Nous n'avons pas les moyens [de lutter contre ce phénomène] et il se poursuivra' », explique le travailleur humanitaire.

L'accord de rapatriement signé avec le Sénégal n'engage pas pour autant le gouvernement sénégalais. Si l'Espagne souhaite expulser d'autres migrants clandestins sénégalais, les expulsions devront faire l'objet de nouvelles négociations avec Dakar.

Entre temps de nombreux ressortissants ouest-africains s'entassent dans les centres de rétention des îles Canaries et, en vertu de la législation espagnole, ils seront relâchés après quarante jours de détention.

Les clandestins sont ensuite transférés par avion en Espagne continentale, puis remis en liberté après avoir fourni une adresse où ils peuvent être contactés en vue d'une prochaine expulsion. En général, tous ces clandestins disparaissent dans Madrid, Barcelone ou dans d'autres villes espagnoles.

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02/11/2006

ETHIOPIE : Quinze morts et des milliers de déplacés suite aux inondations dans le sud-est du pays

NAIROBI, le 31 octobre (IRIN) - Quinze personnes sont mortes et quelque 12 000 villageois auraient abandonné leur domicile dans le sud-est de l'Ethiopie, suite à la crue d'une rivière pendant les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région au cours des deux derniers jours, a indiqué l'Agence nationale de gestion et de prévention des catastrophes.

« La rivière Wabe Shebelle est sortie de son lit vendredi dernier et a inondé les localités environnantes à la suite de fortes pluies dans les régions montagneuses d'Ethiopie », a expliqué Sisay Tadesse, le porte-parole de l'agence.

Quarante quatre pompes à eau ont été emportées, a-t-il ajouté. La région la plus touchée est celle de Gode, située à quelque 650 kilomètres au sud-est d'Addis Abeba, la capitale, et les villes de Kelafo et Mustahil.

Treize personnes sont mortes dans la localité de Kelafo, à 750 kms au sud-est d'Addis Abeba, et deux autres à Mustahil, à 90 kms plus au sud. Lundi encore, au moins vingt villages de Kelafo étaient sous les eaux et quinze autres dans la localité de Mustahil, selon M. Sisay.

L'agence suit attentivement l'évolution de la situation.« Nous n'avons pas encore évalué l'ampleur des dégâts », a confié M. Sisay.

Toutefois, a-t-il souligné, des mesures nécessaires ont été prises pour éviter une plus grande catastrophe et 19 721 tonnes métriques d'aide alimentaire ont été acheminées vers les régions sinistrées.

« La plupart de ces régions ont déjà été touchées par les inondations de cet été », a-t-il fait remarquer. « C'est un réel sujet de préoccupation ».

Il pleut dans les régions montagneuses du sud-est depuis quatre semaines.

En août dernier, au moins 639 personnes sont mortes à la suite des inondations qui se sont produites dans les régions est, nord et sud du pays. Ces inondations, considérées par certaines agences humanitaires des Nations unies comme les plus graves des dernières décennies, ont été provoquées par des pluies torrentielles inhabituelles qui ont fait 357 000 sinistrés.

Avec ses 77 millions d'habitants, l'Ethiopie, comme bien d'autres pays de la Corne de l'Afrique, a connu de graves inondations et sécheresses au cours des dernières années. Les inondations se produisent généralement dans les régions des plaines, après les fortes pluies de juin à septembre qui arrosent les régions montagneuses. Cette année, les inondations ont particulièrement été dévastatrices car elles surviennent après une grave sécheresse.

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02/11/2006

RCA : Birao tombe aux mains de la rébellion centrafricaine

BANGUI, le 31 octobre (IRIN) - Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) sollicite l'aide de communauté internationale pour rétablir la paix et la sécurité dans la ville de Birao (Nord) tombée lundi aux mains d'un groupe de rebelles, l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement.

Selon Cyriaque Gonda, porte-parole du Président François Bozize, l'appel a été adressé aux conseils de sécurité des Nations unies et de l'Union africaine (UA), à la Communauté économique et monétaire des Etats d'Afrique centrale, à la France et aux autres organisations et pays amis.

Dans un discours diffusé lundi sur les ondes de la radio nationale, M. Gonda a déclaré que des assaillants venus du Soudan voisin se sont emparés de la ville de Birao. Birao est une ville d'au moins 30 000 habitants située près de la frontière entre les deux pays.

« Nous n'accusons pas le Soudan d'avoir attaqué la RCA, mais nous sommes en droit de nous demander pourquoi une telle attaque vient d'un pays voisin et ami », a déclaré M. Gonda.

Il n'a pas été possible de joindre l'ambassadeur du Soudan à Bangui, la capitale centrafricaine, pour avoir son avis sur ces allégations.

La ville de Birao se trouve sur les grands axes commerciaux reliant la RCA au Tchad et au Soudan. Elle joue un rôle primordial dans les échanges commerciaux de la région et dans la fourniture de services sociaux. De Bangui, on ne peut se rendre dans cette ville que par avion puisque le réseau routier du nord a été détruit au cours des nombreuses années de guerre civile.

M. Gonda a appelé les Nations unies à appliquer la résolution 1706 du Conseil de sécurité relative au déploiement de Casques bleus à la frontière entre la RCA et le Soudan, afin de rétablir la sécurité dans la région.

Le groupe rebelle - qui serait composé de trois factions hostiles au régime de Bozize - a attaqué les soldats de l'armée gouvernementale basés à Birao et se sont emparés de la ville.

« Beaucoup de personnes, dont des soldats et des civils, sont mortes au cours de l'attaque », a indiqué M. Gonda, et de nombreuses maisons ont également été détruites.

Cependant, lors d'un entretien téléphonique, Abakar Saboune, le porte-parole de la rébellion, a indiqué que son mouvement n'avait aucun lien avec le Soudan.Cette alliance serait majoritairement composée d'anciens mercenaires et combattants ayant soutenu M. Bozize pendant le mouvement insurrectionnel de 2002-2003 qui lui a permis d'accéder au pouvoir en mars 2003 après le renversement du régime du Président Ange-Felix Patasse.

« Nous opérons à partir de notre territoire et contrôlons le nord-est du pays depuis que nous avons pris Tiringulu en avril 2005 », a expliqué M. Saboune.

Tiringilu est une petite ville de la préfecture de Vakaga, proche de Birao.

« Toute la ville de Birao et ses environs sont sous notre contrôle », a-t-il déclaré. « Nous ne nous en sommes pris qu'aux troupes loyalistes et je peux vous assurer qu'aucun civil n'a été tué au cours de cette attaque ».

Deux éléments rebelles ont été tués et deux autres blessés pendant les combats pour le contrôle de Birao, a reconnu M. Saboune. En revanche, treize soldats gouvernementaux auraient été tués, dix faits prisonniers et quatorze autres auraient intégré le mouvement. Ceux qui se sont réfugiés dans la forêt demanderaient à rejoindre les rangs de la rébellion, a-t-il précisé.

A l'en croire, la rébellion entend consolider sa position à Birao tout en préparant une offensive sur Bangui.

Les accusations du gouvernement centrafricain à l'encontre du Soudan compliquent un peu plus les relations entre les deux pays. En avril dernier, la RCA avait fermé sa frontière avec le Soudan après que des rebelles tchadiens, partis du territoire soudanais, ont franchi la frontière pour lancer une attaque sur N'djamena, la capitale tchadienne. Les rebelles centrafricains auraient aidé leurs homologues tchadiens, en espérant que ces derniers leur fourniraient des armes en échange de leur soutien.

L'attaque de la ville de Birao s'est produite pendant que le Président Bozize et son Premier ministre se trouvaient à l'étranger, mais selon les autorités militaires, des renforts ont été dépêchés à Birao.

Pour M. Gonda, les assaillants sont venus de la région soudanaise du Darfour. Unlieutenant de l'armée centrafricaine, qui a requis l'anonymat, a indiqué que l'attaque sur la ville de Birao a été menée par au moins 300 rebelles bien équipés.

Plusieurs groupes rebelles sont actifs dans les localités proches de Birao. En avril dernier, des avions non identifiés ont atterri à Tiringulu pour y déposer du matériel militaire et des groupes d'hommes armés. Ces groupes sont encore actifs dans la région, ont reconnu les autorités militaires de Bangui.

En juin dernier, une attaque des groupes rebelles contre une position de l'armée à Gordil, près de Birao, a fait treize morts dans les rangs des soldats gouvernementaux.

La prise de Birao est le signe manifeste de la renaissance de la rébellion dans le pays depuis l'accession au pouvoir de Bozize. En outre, la ville dispose d'un aéroport qui peut être utilisé pour le ravitaillement des rebelles.

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02/11/2006

Retour de la Corée du Nord à la table des négociations

...le régime de Pyongyang a annoncé vouloir reprendre les négociations avec les cinq autres gouvernements représentés dans le groupe des Six. A savoir, la Corée du Sud, la Chine, la Russie, le Japon, et les Etats-Unis ...

C'est à l'issue d'une rencontre informelle dans la capitale chinoise entre trois chefs de délégation du Groupe des Six, le Chinois Wu Dawei, le Nord-Coréen Kim Kye-gwan et l'Américain Christopher Hill, que ce dernier a annoncé la nouvelle lors d'une conférence de presse : Pjöngjang est bien disposée à reprendre les négociations à six ! Des négociations avaient été engagées en 2003 déjà et qui sont gelées depuis plus d'un an. En septembre 2005, lors de la dernière session de ces pourparlers à six à Pékin, la Corée du Nord avait en effet accepté d'abandonner son programme nucléaire en échange d'aide internationale et de garanties de sécurité...Mais, deux mois plus tard seulement, le régime de Kim Jong Il était revenu sur ses promesses, justifiant ce pas par des sanctions financières que lui avait imposées l'administration américaine...

Ce mardi à Pékin, Christopher Hill a donc souligné que le régime communiste nord-coréen a réaffirmé son engagement pris en septembre 2005 d'abandonner son programme nucléaire et, surtout, décidé de reprendre ces discussions sans condition. Pyongyang aurait seulement demandé la confirmation du fait que la question des sanctions financières sera traitée lors des discussions à six. Quant à la date de la reprise des pourparlers, le négociateur en chef américain a déclaré à l'issue de sa rencontre de 7 heures avec ses homologues nord-coréen et chinois :"La date exacte dépend de l'accord de toutes les parties concernées. Nous croyons que ce sera soit en novembre déjà, soit peut être en décembre..."

Devant la presse à Washington, le président américain s'est déclaré"très heureux des progrès accomplis"après l'annonce de la décision de Pyongyang, même si, a-t-il dit, il reste encore bien du"travail à accomplir".... George W. Bush a également remercié la Chine pour le rôle qu'elle a joué pour ramener la Corée du Nord à la table des négociations....

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02/11/2006

Nucléaire : la Corée du Nord accepte de revenir à la table des négociations

Le récent ballet des diplomates chinois, sud-coréens et américains à Pyongyang n'aura pas été vain. La Corée du Nord a accepté de revenir à la table des négociations, trois semaines après avoir procédé à son premier essai atomique. Une rencontre surprise mardi à Pékin entre des responsables nord-coréens, américains et chinois a permis de débloquer la situation.

Selon le négociateur en chef américain, la Corée du Nord s'est de nouveau dit prête à abandonner son programme nucléaire. « Ils n'ont posé aucune condition. Ils voulaient juste que nous renouvelions notre assurance sur le fait que nous aborderions la question des sanctions financières lors du processus des discussions à six (Corée du Nord, Corée du Sud, Russie, Etats-Unis, Chine et Japon) », a-t-il déclaré. Selon le responsable américain, les pourparlers, suspendus depuis plus d'un an, pourraient reprendre dès novembre.

Le ministère russe des Affaires étrangères a quant à lui jugé « extrêmement positive » la perspective de reprise du dialogue. Le président américain George W. Bush s'est dit"très heureux des progrès accomplis". Pas question pour autant d'abandonner les sanctions contre Pyongyang. Le président américain a indiqué qu'il enverrait des équipes pour s'assurer que les sanctions votées par l'Onu seront bien appliquées.

Après l'annonce du premier essai nord-coréen le 9 octobre dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies avait voté la résolution 1718 imposant une batterie de sanctions à la Corée du Nord.

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02/11/2006

Gang des postiches : Patrick Geay condamné à 17 ans de réclusion

Patrick Geay n'a pas réussi à convaincre le jury de son innocence. La cour d'assises d'appel de l'Essonne l'a condamné mardi à 17 ans de réclusion criminelle pour 5 braquages et pour complicité dans la tentative de meurtre d'un policier. Il a écopé de deux années de plus qu'en première instance février 2004.

Lundi, l'avocate générale, Annie Grenier, avait requis vingt ans de réclusion criminelle pour 7 braquages commis entre décembre 1985 et janvier 1986 et une tentative de meurtre sur un policier. Son avocat, Me Thierry Lévy, a immédiatement annoncé qu'il allait former un pourvoi en cassation.

14 années de cavale

Dans sa plaidoirie, Me Thierry Lévy avait reconnu l'existence de « liens » entre son client et les membres du « gang des postiches », célèbre dans les années 1980 pour ses braquages grimés. Il avait néanmoins affirmé qu'ils ne constituaient « en rien une preuve que l'accusé ait participé aux hold-up qui lui sont reprochés ». Il n'y a « aucune preuve qui démontre que les lunettes (sur lesquelles l'ADN de l'accusé a été retrouvé) aient été portées par Geay au moment des faits », a expliqué Me Lévy. Selon lui, la calvitie de Geay, qui permettrait de l'identifier, n'est mentionnée que par les policiers, dont il évoque les « convictions erronées ».

Condamné une première fois par contumace en 1996 à 30 ans de réclusion, tandis que les membres du « gang des postiches », Robert Marguery, Jean-Claude Myszka et André Bellaiche écopaient de 8 à 12 ans, Patrick Geay a passé 14 années en cavale. Interpellé et réincarcéré en 2003, il avait été condamné en février 2004 à quinze années de réclusion aux assises de Paris.

Le gang qui a défrayé la chronique

Le « gang des postiches » a défrayé la chronique dans les années 80. Les cinq malfaiteurs agissaient toujours selon le même mode opératoire : ils agissaient en plein jour, vêtus de longs manteaux, le visage dissimulé derrière des masques de carnaval, de fausses barbes. Pendant que les uns tenaient les clients et le personnel en respect, les autres s'attaquaient aux coffres.

Mais le dernier braquage du gang, le 14 janvier 1986 au Crédit Lyonnais de la rue du Docteur-Blanche (Paris XVIe), a mal tourné. L'un des membres du gang, Bruno Berliner ainsi que l'un des enquêteurs de la Brigade de recherche et d'intervention ont été tués. Trois policiers ont également été blessés.

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02/11/2006

France : arrestation des"auteurs présumés"de l'incendie du bus

Dominique de Villepin a affirmé mardi 31 octobre à l'Assemblée nationale que les cinq jeunes interpellés tôt le matin étaient les"auteurs présumés"de l'incendie du bus, samedi à Marseille.

"La priorité, c'est bien l'interpellation. Les auteurs présumés ont été arrêtés ce matin à Marseille et à Grigny il y a quelques jours", a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions d'actualité.

Le ministre délégué à l'Aménagement du territoire Christian Estrosi, qui s'exprimait au nom du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a précisé que parmi les personnes arrêtées,"trois ont à peine plus de 17 ans, deux à peine plus de 15 ans".

"A Marseille, ce matin, conformément aux engagements du ministre de l'Intérieur qui avait promis (lundi) que sous moins de 48 heures, les suspects seraient interpellés, cinq suspects l'ont été", s'est félicité le ministre, proche de Nicolas Sarkozy.

Connus des affaires de police

Cinq mineurs âgés de 15 à 17 ans ont été interpellés et placés en garde à vue mardi matin à Marseille dans le cadre de l'enquête sur l'incendie du bus qui a grièvement brûlé une étudiante de 26 ans, a-t-on appris de sources policières.

Les policiers, la plupart en civil, ont participé dès 6h du matin à une opération dans les cités voisines du lieu de l'attaque du bus 32 de la RTM (Régie des transports marseillais). Interpellés dans les cités des Oliviers, des Lauriers et des Lilas, les suspects étaient connus des services de police pour des affaires de violences, dégradations, outrages et des petites affaires de stupéfiants, affirmait-on de sources policières.

"Pronostic vital réservé"

Jacques Beaume, procureur de la République, a précisé lors d'un point presse que"la qualification sur laquelle travaillent les enquêteurs est une qualification criminelle d'incendie volontaire ayant entraîné soit des incapacités de travail de 7, 8 ou 10 jours, soit surtout pour la victime la plus gravement atteinte, mutilation ou infirmité permanente".

Les auteurs présumés du guet-apens de samedi soir résideraient dans ces quartiers populaires du nord de Marseille où l'opération policière a duré moins d'une heure mardi matin.Mama Galledou, une étudiante franco-sénégalaise de 26 ans, a été brûlée à 62% lors de l'attaque du bus dans le quartier Saint-Jérôme.

Dans un coma artificiel, elle est toujours sous assistance respiratoire."Le pronostic vital est toujours réservé", a précisé mardi l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille. La jeune femme se trouve à l'hôpital de la Conception.

"Tous les moyens"

Interrogé sur Europe-1, le ministre de Transports Dominique Perben a insisté mardi matin sur les moyens mis en?uvre pour retrouver rapidement les auteurs présumés de cette attaque :"Ce qui était très important c'est que nous mettions tous les moyens pour retrouver les auteurs présumés de ce crime abominable".

"Les policiers, le procureur de Marseille, tout le monde s'y est mis, les moyens scientifiques et techniques, l'appel à témoins, qui a été très important". A la question de savoir si des témoignages de voisins avaient permis ces interpellations, le ministre a répondu :"probablement".

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02/11/2006

Tony Anatrella, le psy de l'Église, suspecté d'abus sexuels sur de jeunes hommes.

Une plainte aurait été déposée hier, lundi 30 octobre, à la brigade des mineurs de Paris, après plusieurs mois de signalements par courrier au procureur, à l'encontre de Mgr Tony Anatrella, prêtre et psychanalyste, consulteur du Vatican sur la santé et la famille.

Elle provient d'un jeune homme, proche du milieu catholique, qui affirme avoir été abusé sexuellement par le docteur Anatrella. Un autre, Daniel Lamarca, ancien séminariste, vient de témoigner dans le dernier numéro de Golias, revue catholique critique qui consacre un dossier conséquent à Mgr Anatrella.

Il y raconte avoir démarré une psychanalyse auprès de Tony Anatrella en 1987, à l'âge de 23 ans, pour tenter de « guérir » de son homosexualité. En effet, Tony Anatrella, qui n'a de cesse de pourfendre le « narcissisme » et l'« immaturité foncière » des homosexuels, est devenu l'autorité morale en matière d'homosexualité dans l'Église.

Daniel Lamarca témoigne de séances de « travail corporel », qui se seraient terminées plusieurs fois en véritables rapports sexuels. Le jeune homme, qui a par la suite abandonné la voie cléricale, se serait confié à l'ancien évêque de Paris, le cardinal Lustiger, qui lui aurait promis d'agir, sans donner suite. « On savait que Tony Anatrella utilisait la méthode psychanalytique pour couvrir la doctrine catholique sur l'homosexualité, ce témoignage nous alerte désormais sur ses pratiques », souligne Christian Terras, rédacteur en chef de Golias, qui a mené l'enquête durant près d'un an et connaît Tony Anatrella depuis une quinzaine d'années.

L'avocat de Tony Anatrella, lui, nie en bloc : « On est dans la calomnie la plus complète », affirme Me Benoît Chabert. Une enquête a été ouverte par le procureur. L'association homo chrétienne David et Jonathan, qui s'est toujours dite surprise de l'extrême violence et de l'outrance des propos du prêtre-psy sur les homosexuels, s'interroge désormais : « Compte tenu de ces nouveaux éléments, Tony Anatrella restera-t-il le porte-parole de l'Église sur tout sujet concernant l'homosexualité ? »La décision revient désormais au Vatican qui ne s'est pas encore prononcé sur cette affaire. Il faut bien comprendre que Mgr Anatrella reste innocent tant que la procédure judiciaire n'est pas achevée.

Il faut lui accorder le bénéfice du doute tant que nous n'aurons pas confirmation de ces accusations.

Bruno LEROY.

Source :Têtu.

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02/11/2006

RDC : second tour sous tension de la présidentielle

Les électeurs du Congo-Kinshasa ont voté dimanche 29 octobre pour le second tour de la présidentielle opposant le chef d'Etat sortant Joseph Kabila, considéré comme le favori, à l'ancien chef rebelle et vice-président Jean-Pierre Bemba.Le scrutin semblait s'être déroulé dans un calme relatif, à l'exception de la ville de Bumba, dans le Nord, située dans une région acquise à Jean-Pierre Bemba.Là, 200 de ses partisans armés de massues et de pierres ont brûlé des urnes après avoir entendu dire que des supporters de Joseph Kabila avaient apparemment l'intention de les remplir, selon un photographe de l'Associated Press sur place.Le commissaire de police de la ville, Mukulu Kambale, a rapporté qu'un adolescent de 15 ans avait été tué et une seconde personne blessée lorsque les soldats qui montaient la garde près d'un bureau de vote ont ouvert le feu. Sept bureaux ont été pillés. Des renforts sont arrivés sur place et la situation était calme dans l'après-midi.

Barrages

Selon la radio Okapi financée par les Nations unies, une personne a été tuée et trois autres blessées dans la même province lorsque des forces navales ont tiré sur des partisans de Jean-Pierre Bemba qui protestaient contre des rumeurs de fraudes à Lisala.Plusieurs milliers de personnes, dans le nord-est du pays, n'ont pas pu aller voter en raison de barrages dressés par des soldats réclamant de l'argent pour leur passage, a déclaré Anneke Van Woudenberg, de l'organisation non-gouvernementale Human Rights Watch. Au total, 17.600 soldats de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC) sont déployés dans le pays pour aider à maintenir un semblant de paix, mais l'Est reste rongé par la violence.Beaucoup redoutaient de nouveaux affrontements après les combats qui avaient opposé pendant trois jours au mois d'août des partisans des deux candidats rivaux dans la capitale Kinshasa après l'annonce des résultats du premier tour du 30 juillet. Ils avaient fait au moins 23 morts, selon les bilans officiels.

Premier vote en quarante ansAu premier tour, Joseph Kabila, président du gouvernement de transition, était arrivé en tête avec 45% des voix, devant Jean-Pierre Bemba du Mouvement de libération du Congo (MLC), ancien chef rebelle devenu vice-président du gouvernement, deuxième avec 20% des suffrages.C'est la première fois que les électeurs de la République démocratique du Congo (RDC) étaient appelés à désigner leur président en plus de quarante ans, après les décennies de dictature de Mobutu Sese Seko, dans ce qui était alors le Zaïre, et les années de guerre.

Le processus de transition vers la démocratie s'est ouvert il y a quatre ans avec la formation d'un gouvernement basé sur un accord de partage du pouvoir après l'accord de paix qui avait mis fin au conflit de 1998-2002."Notre peuple souffre toujours à cause de l'insécurité. Nous vivons dans la peur. Nous espérons que ce vote améliorera nos vies", confiait Santos Kambale, un fonctionnaire de 42 ans, à Goma, peu après l'ouverture des bureaux de vote vers six heures (4hGMT).

Faible participation

Dans la matinée, des pluies diluviennes ont touché la capitale, entraînant une faible participation. Refusant de s'exprimer devant les journalistes, Joseph Kabila, 35 ans, a voté lorsque les conditions météorologiques se sont améliorées. De son côté, Jean-Pierre Bemba, 44 ans, qui votait dans une école voisine dans l'après-midi a déclaré à la presse qu'il se sentait"très bien".Le vice-président s'est engagé jeudi à reconnaître le verdict des urnes, à condition que les résultats ne soient pas entachés de fraudes. Au premier tour, les observateurs internationaux avaient noté de multiples problèmes dans le processus électoral, mais rien de nature à fausser les résultats.L'organisation du scrutin s'est avéré une tâche colossale dans un pays où la plupart des habitants vivent dans des villages éloignés sans eau ni électricité. Environ 25 millions de personnes sont enregistrées sur les listes électorales, dans 50.000 bureaux de vote répandues à travers le pays. Les résultats définitifs ne sont pas attendus avant plusieurs semaines.

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02/11/2006

Bus incendié à Marseille : les cinq mineurs déférés au parquet

Les cinq mineurs interpellés dans l'enquête sur l'incendie de bus à Marseille qui a grièvement brûlé une jeune femme ont été déférés jeudi matin au parquet. Dans la journée, ils devraient être présentés à un magistrat instructeur qui pourrait leur signifier leur mise en examen, selon le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume. « Il s'agit d'une procédure complexe qui concerne des mineurs, avec plus de 80 procès-verbaux. Le dossier fait deux tonnes. Nous allons prendre notre temps », a expliqué le procureur.

Selon lui, les cinq suspects passeront devant le juge des libertés et de la détention « en fin de soirée, s'il est saisi ». Selon une source proche de l'enquête, plusieurs d'entre eux seraient passé aux aveux. Le procureur n'a ni confirmé ni démenti cette information.

Jusqu'à 30 ans de prison encourus

Les cinq mineurs avaient été interpellés mardi à l'aube à Marseille dans deux cités proches du lieu où le bus avait été incendié samedi soir. Mama Galledou, 26 ans, une Française d'origine sénégalaise brûlée à 62%, est hospitalisée au centre régional des grands brûlés de la Conception, à Marseille. Elle se trouve toujours entre la vie et la mort.

Ses assaillants présumés sont passibles d'une peine de 30 ans de prison, réduite de moitié en vertu de l'excuse de minorité, pour incendie volontaire ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

L'excuse de minorité pourrait cependant être levée pour les plus de 16 ans. Ils seraient alors jugés comme des adultes, ce qu'a réclamé Nicolas Sarkozy mercredi soir, lors de son déplacement à Marseille. Le ministre de l'Intérieur, qui s'est rendu mercredi au chevet de la victime, a réclamé une"extrême sévérité"pour les auteurs de cet"acte lâche"."Rien n'est terminé", a-t-il dit, soulignant toutefois qu'il existe"un réseau de présomptions qui font peser sur eux des charges assez lourdes".

Si Mama Galledou décédait, la peine encourue pourrait alors être la perpétuité.

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02/11/2006

Brésile : quelle politique étrangère pour Lula ?

Lula, c'est le président qui a su lutter contre l'inflation, qui a augmenté le salaire minimum et instauré la protection sociale pour les plus pauvres. Le tout en faisant des compromis avec l'autre monde, celui des grandes entreprises, pour se garder les faveurs des investisseurs. Une attitude que l'on retrouve également dans ses relations avec les autres pays. Avant tout, le président tente en effet d'intégrer le Brésil dans différents groupements : le G20 dont il est un des piliers, un groupe de 20 pays émergents très présent dans les négociations à l'OMC, l'organisation mondiale du commerce, mais aussi l'IBAS, Inde-Brésil-Afrique du Sud. Au niveau régional, il y a la fameuse Zone de libre-échange des Amériques mais Lula n'est pas vraiment un grand fan de ce projet américain. En revanche, il entend continuer à renforcer le Mercosur, le marché commun entre le Brésil donc, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay, sur le modèle de l'Union européenne. Par ailleurs, Lula a cherché à tisserdes liens partout dans le monde, afin d'obtenir un siège au Conseil de sécurité de l'ONU. C'est aussi dans ce cadre-là que le Brésil a pris la tête de la mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti.

Autant d'objectifs que Lula va peut-être devoir abandonner pour se concentrer sur les relations commerciales qu'entretient son pays avec les autres (pour obtenir les 5% de croissance qu'il a promis pour l'an prochain) mais aussi sur sa neutralité dans le duel Bush-Chavez. Lula a toujours pris soin de ménager la chèvre et le chou : il reçoit Hugo Chavez qui appelle à une révolution pour les pauvres, tout en entretenant de bonnes relations avec les Etats-Unis, dont il sait qu'ils sont un partenaire commercial essentiel.

Enfin, l'ancien ouvrier métallurgiste a réussi à régler la crise qui l'opposait à la Bolivie depuis le 1er mai dernier, lorsque Evo Morales avait décrété la nationalisation des hydrocarbures et annoncé une hausse du tarif des exportations. Un décret qui touchait de plein fouet la compagnie brésilienne Petrobras qui, depuis un accord signé hier soir, a décidé de poursuivre l'exploitation du gaz en Bolivie.

Audrey Parmentier

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02/11/2006

Gabon : la SEEG ouvre les portes de ses unités de production d'eau et d'électricité à la presse

Libreville, 1 novembre (GABONEWS) - La Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), très souvent critiquée par la presse dès la moindre coupure d'eau ou d'électricité, a ouvert mardi, au profit des journalistes locaux, une série de visites dans ses unités de production.Dénommée ‘‘séminaire presse'', cette série de visites a été ouverte par le Président directeur général de la SEEG, François Ombanda au siège social de la société.

« Montrer à la presse nos métiers pour mieux nous connaître même si tout le monde connaît déjà plus ou moins notre société, c'est l'objectif de ce séminaire », a déclaré M. Ombanda.

La trentaine de journalistes, cameramen et photographes conviés à « l'excursion » a débuté les visites par le futur Centre d'appel qui pourrait être mis en service dès février 2007. Sa mission sera d'offrir des services à distance afin de réduire considérablement les besoins de déplacement des clients vers les services de l'entreprise.

Une vingtaine d'employés s'occupera de recevoir les appels téléphoniques, les fax et mails des clients et veiller à la satisfaction de toutes les demandes.

Les journalistes se sont ensuite rendus au laboratoire central de la SEEG situé au centre ville de la capitale à quelques mètres du siège. Ici, des explications ont été données sur l'ensemble de contrôle sur la qualité de l'eau distribuée par la SEEG.

Les prélèvements et les contrôles sont effectués à plusieurs étapes depuis le traitement jusqu'à la distribution. Turbidité, recherche des métaux et micro bactériologies font partie du quotidien de ce laboratoire qui a, par ailleurs, pour mission de concevoir le dispositif de qualité de l'eau fournie aux consommateurs dans tout le pays, la rédaction du mode opératoire et la diffusion des exigences à respecter.

La SEEG informatise progressivement l'essentiel des opérations effectuées dans ce laboratoire. L'entreprise vise la certification ISO 9001, qui selon ses responsables permettra de faire reconnaître au niveau international ses efforts en terme de qualité de service.

Les journalistes ont ensuite visité le ‘‘Centre eau'', un département capital qui s'occupe de la production, le transport et la distribution de l'eau principalement à Libreville et ses environs.

Le centre veille à la quantité, la pression d'eau dans les réservoirs et les châteaux d'eau de Libreville. Un tableau électronique signale toutes les anomalies possibles sur le réseau.

La visite a été très passionnante à la ‘‘Centrale à gas-oil et fioul lourd'' située à Owendo dans la périphérie de Libreville. Mise en service en 1986, cette centrale est entrain de subir une cure de jouvence dans la perspective de sa reconversion en décembre 2007 en ‘‘Centrale à gaz''.

La SEEG a conclu le 25 novembre 2005 un accord de fourniture de gaz avec le pétrolier Perenco.

Le gaz qui est une source d'énergie ‘‘propre'' remplacera en décembre 2007 le fioul lourd, assez polluant et le gas-oil (très cher dans la production d'électricité) utilisés dans cette centrale qui produit 123 gigawatts par an contre une production nationale d'environ 850 gigawatts.

L'électricité produite dans cette centrale ainsi qu'à Kinguélé et Tchimbelé au sud de Libreville est transférée à Bissengué au quartier Plein ciel dans le 3ème arrondissement.

Un gigantesque tableau électronique contrôle tout le réseau. C'est de Bissengué que la SEEG, en fonction de la demande, décide de produire de l'électricité par moyen hydroélectrique, par fioul lourd ou par gas-oil.

Cette décision permet à l'entreprise de produire l'électricité à moindre coût, selon le responsable de l'exploitation de centre, Martial Ondo Mve qui a précisé que la production de l'électricité par gas-oil coûte plus cher que par fioul lourd ou par barrage hydroélectrique.

Bissengué dispose de trois principales lignes de transfert de l'électricité vers Owendo, le centre de Libreville et le nord de la capitale.

La dernière étape de la première série de visites a été le transformateur de Belle vue (3ème arrondissement). Ici, la SEEG transforme le courant produit en électricité destinée aux ménages. C'est un centre capital dans le ravitaillement de la ville de Libreville, a-t-on expliqué.

La série des visites reprendra le 7 novembre pour prendre fin le 14 novembre, selon le chronogramme établi.

GN/YLG/JJS/06

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02/11/2006

France : le petit David retrouvé mort

Trois jours après sa disparition, le corps de David, 14 mois, a été retrouvé jeudi après-midi près d'un étang, situé à environ 500 mètres en contrebas du domicile de sa mère.

L'équipe des hommes-grenouilles a fait la macabre découverte après avoir dragué le plan d'eau pendant toute la matinée.

Un peu plus tôt jeudi, la mère du bébé a été interrogée par les gendarmes en début d'après-midi. Elle est ressortie de l'audition apparemment sereine.

Depuis le début de la journée, les gendarmes avaient intensifié leurs recherches. Plus d'une centaine de gendarmes mobiles et plongeurs ont participé aux recherches, qui s'étaient concentrées jeudi en début d'après-midi autour d'un étang de la périphérie de la ville.

Disparition mystérieuse

C'est après avoir découvert le lit vide du petit David mardi matin que la mère, Aline Lelièvre, avait donné l'alerte, sans pouvoir évaluer le moment exact de la disparition. La jeune mère de 19 ans raconte qu'elle « a couché son enfant vers 18 heures 30 lundi soir avant de descendre les poubelles et d'aller fumer, laissant la porte de son appartement ouverte. Elle est ensuite allée se coucher directement ». Ce n'est que mardi matin au réveil qu'elle a constaté la disparition. A 14 mois, son enfant n'a pas pu quitter seul l'appartement puisqu'il ne marche pas encore.

Installée depuis peu à Redon, Aline Lelièvre travaille dans une cafétéria. Les enquêteurs essayent de joindre le père de l'enfant, qui vivrait en Suisse après avoir quitté la mère pendant sa grossesse. La dernière fois qu'il a été vu, le petit garçon, blond aux yeux bleus, portait un jean et une chemise à rayure

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02/11/2006

SAO TOME-ET-PRINCIPE : La stigmatisation, frein à la lutte contre le sida

SAO TOME, 30 octobre (PLUSNEWS) - Lorsque Maria (un nom d'emprunt) a décidé de parler de sa séropositivité à la télévision, elle ne savait pas à quoi elle s'exposait. Maria était dos aux caméras, mais elle n'avait pas déguisé sa voix : les membres de sa communauté n'ont donc eu aucune difficulté à l'identifier.

« Après [cette émission], tout le monde savait que c'était moi, ou pensait que c'était moi », a-t-elle confié à PlusNews.

Sur les deux petites îles de l'Etat de Sao Tomé et Principe, la stigmatisation qui entoure le VIH/SIDA reste très forte. Jusqu'à présent, personne n'a révélé publiquement sa séropositivité. Selon le personnel de santé, la discrimination représente l'un des obstacles majeurs à la lutte contre l'épidémie.

« Actuellement, la discrimination constitue notre principal problème. Si nous ne nous décidons pas à considérer le sida comme une maladie normale, nous allons rendre les choses encore plus difficiles », a déclaré le docteur Alzira do Rosario, coordinatrice du programme national de lutte contre le VIH/SIDA de Sao Tome.

Certains patients refusent de venir chercher leur traitement antirétroviral (ARV) à l'hôpital, par crainte d'être reconnus et marginalisés. Ainsi, le docteur do Rosario doit parfois se rendre jusqu'au domicile de sesmalades et leur apporter leurs médicaments.

« Les personnes séropositives ne veulent pas être vues, même pas par un médecin. Mais si elles ne sont pas suivies, elles peuvent être en phase terminale de la maladie et il est alors trop tard pour leur prescrire un traitement. Tant que de tels comportements persisteront, il sera difficile d'éduquer les gens et de changer les mentalités », a-t-elle expliqué.

Des messages sur le VIH/SIDA sont diffusés quotidiennement à la télévision et à la radio de Sao Tomé, un pays qui affiche un taux de prévalence du VIH/SIDA de l'ordre de 1,5 pour cent.

Pourtant, la campagne de prévention n'est pas encore parvenue à modifier l'attitude de la population à l'égard des personnes vivant avec le virus.

« Le gouvernement devrait prévoir un lieu qui leur [les personnes séropositives] serait réservé, où elles pourraient vivre loin de la société », a ainsi affirmé un jeune Sao-Toméen de 27 ans. « S'il n'est pas possible de les exclure de la société, il faudrait diffuser leurs visages à la télévision. Ainsi, les gens sauraient quelles personnes il ne faut pas fréquenter. Beaucoup de gens séropositifs contaminent les autres de manière délibérée. »

D'autres pensent que le statut sérologique devrait être écrit sur le front des personnes séropositives, pour que ces dernières puissent être facilement identifiables et interdites de travail.

Maria travaillait comme domestique jusqu'à ce que son patron ait vent de sa séropositivité et la licencie. Aujourd'hui, elle se bat pour élever ses deux enfants, dont l'un est porteur du virus.

« Quelqu'un a dit à mon patron que j'avais le sida et que je pouvais le contaminer en infectant, par exemple, sa lame de rasoir », a-t-elle expliqué. « A son retour de vacances du Portugal, il m'a dit qu'il n'avait plus besoin de mes services. Il n'a rien dit d'autre, il n'a pas parlé de ma séropositivité. »

Médecins du Monde, une organisation internationale d'aide médicale, présente à Sao Tomé, propose à la population de se soumettre gratuitement à un test de dépistage du VIH et diffuse des informations sur l'épidémie.

Manuela Castro, coordinatrice de Médecins du Monde à Sao Tomé et Principe, a indiqué à PlusNews qu'il était difficile d'adresser des messages de prévention aux quelque 170 000 habitants de l'archipel.

« La population est peu ou mal informée », a-t-elle précisé. « Les gens continuent de croire qu'ils peuvent attraper le VIH en touchant une personne séropositive, en se faisantpiquer par un moustique ou en utilisant les mêmes toilettes qu'une personne porteuse du virus. »

A Sao Tomé et Principe, il n'existe aucune organisation destinée à apporter un soutien aux personnes vivant avec le virus. Le docteur do Rosario a tenté, à plusieurs reprises, d'organiser des réunions en faveur des malades séropositifs, mais à l'exception de Maria, personne ne s'y présentait.

Maria s'est séparée du père de son enfant après avoir appris qu'elle et son fils étaient porteurs du virus. Elle a révélé sa séropositivité à sa mère, mais elles n'en ont plus jamais discuté.

Aujourd'hui, les seules personnes qui lui apportent un soutien sont une amie qui vit de l'autre côté de l'île, à qui elle rend visite de temps en temps, et le docteur do Rosario.

« Je vais en boîte de nuit, je mène une vie normale, j'ai des amis. Je ne suis pas triste, je suis très forte et déterminée. Mais je me sens très seule aussi », a confié Maria. « Quand je ne vais pas bien, je pars rendre visite à mon amie. Elle vit très loin de chez moi, mais de temps en temps, je vais la voir et je lui déballe tout ce que j'ai sur le c?ur. Elle me donne du courage. »

Le fils séropositif de Maria va bientôt fêter son dixième anniversaire et suit unethérapie ARV depuis plusieurs années. Il ne va pas à l'école et est victime de violence verbale dans le quartier où il vit. Ses voisins crient qu'il a le sida et lui interdisent de s'approcher d'eux.

Maria se sent prise au piège et veut quitter Sao Tomé pour l'Angola, où elle pense que la vie sera plus simple.

« J'ai de la famille en Angola, qui ne sait rien de ma situation et j'ai entendu dire que le fait d'être séropositif n'était pas un problème là-bas », a-t-elle expliqué. « Ici, je ne pourrai jamais rien faire, je ne pourrai pas avancer. »

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02/11/2006

Allemagne : Franz Josef Jung sur la sellette

Die Welt rappelle qu'en 2004 déjà, les généraux allemands avaient averti Peter Struck, le ministre SPD de la Défense alors en fonctions, du danger qu'il y avait à intégrer 14 000 soldats au titre des forces de stabilisation dans la structure de l'armée allemande. Et de relever la critique du secrétaire général du FDP, Dir Nebel, pour lequel, si les capacités de l'armée allemande sont réellement insuffisantes, alors le Ministre de la Défense n'aurait jamais dû autoriser les missions au Congo et au Liban.

Bravo, ironise la Tageszeitung, de Berlin. Que voilà un mauvais signal pour les Balkans. La Bosnie-Herzégovine est toujours divisée en deux fractions opposées. Ici, l'Allemagne assume une lourde responsabilité avec sa participation importante en termes de personnel et la direction politique de cette intervention en Bosnie et au Kosovo. Apparemment, le Ministre de la Défense semble dépassé parles exigences de sa fonction. Il faut terminer correctement le travail avant de songer à se retirer. Franz Josef Jung n'agit pas seulement à la légère, il entraîne ainsi de graves dommages sur le plan politique.

La Frankfurter Rundschau est plus nuancée et rappelle que Franz Josef Jung souffre d'un terrible préjugé qui veut qu'il doive sa nomination non à ses compétences mais à sa proximité avec Roland Koch, le Ministre-Président de Hesse. Ceux qui frappent Jung visent donc surtout Roland Koch. En outre, le Ministère de la Défense est par tradition un bouc émissaire bienvenu pour les attaques politiques, surtout pour celles de l'opposition.

Au-delà des polémiques et des spéculations partisanes, la Süddeutsche Zeitung enfin souligne l'erreur majeure du Ministre allemand de la Défense : après le scandale des crânes humains arborés par des soldats allemands en Afghanistan, Franz Josef Jung aurait dû présenter immédiatement et personnellement ses excuses au président Karzai. Cela aurait été digne de la défense de ce que son prédécesseur appelait « la défense de l'Allemagne sur l'Hindukusch ». Au lieu de cela, Franz Josef Jung pointe le doigt sur son homologue en poste à l'époque où les clichés scandaleuxs ont été pris. Certes, on peut agir comme cela, mais c'est tout sauf souverain, conclut le quotidien.Christophe LASCOMBES

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02/11/2006

Synthèse de l'actualité internationale

Décès de Peter Willem Botha

Décès de Peter Willem Botha. L'ancien président sud-africain qui a dirigé le pays pendant les années de répression les plus terribles de l'apartheid est mort à l'âge de 90 ans. Peter Botha n'a jamais présenté d'excuses au peuple sud-africain pour les violences commises pendant le régime, il n'a jamais accepté d'aller devant la commission vérité. Nelson Mandela a néanmoins tenu à rendre hommage à ce personnage très controversé surnommé le grand crocodile, pour « avoir ouvert la voie à la fin de la domination blanche dans son pays. »

Nelson Mandela qui a reçu la distinction d'Ambassadeur de conscience remise par l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International. La romancière sud-africaine Nadine Gordimer a salué l'ancien président comme un « révolutionnaire au meilleur sens du terme, qui appartient au monde entier ».

L'ONU doit se prononcer ce soir sur la nouvelle phase de transition en Côte d'Ivoire

Le Conseil de sécurité de l'Onu devrait reprendre ce soir ses travaux sur la Côte d'Ivoire. Les grandes puissances n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur une nouvelle phase de transition politique, et notamment sur l'étendue des pouvoirs à accorder au premier ministre Charles Konan Banny.

La Côte d'Ivoire où la grève des producteurs de cacao est définitivement suspendue. Des producteurs qui s'étaient engagés dans des négociations avec le gouvernement pour obtenir une hausse du prix d'achat de la fève, et qui ont finalement levé leur mot d'ordre de grève sans avoir obtenu gain de cause.

Bozizé et Deby accusent le Soudan

Après la prise de Birao, localité de l'extrême nord de la République centrafricaine, le président centrafricain François Bozizé ainsi que le président tchadien Idriss Deby ont accusé leur homologue soudanais Omar el-Béchir d'agresser la Centrafrique et le Tchad. Les deux présidents lancent un appel à la communauté internationale.

Nouvelle trêve entre le gouvernement ougandais et la LRA

Le gouvernement ougandais et la rébellion de la LRA, l'Armée de résistance du seigneur, ont signé une nouvelle trêve selon laquelle la LRA s'engage une fois encore à cantonner ses hommes jusqu'à la conclusion d'un accord de paix destiné à mettre fin à 18 ans de guerre civile.

Les pourparlers intersomaliens toujours dans l'impasse

A Khartoum, les médiateurs internationaux ont entamé des discussions pour tenter de sauver les pourparlers de paix intersomaliens. Des représentants de l'Union africaine, de la Ligue arabe, des Nations unies, de l'Igad, l'Autorité intergouvernementale pour le développement et du Groupe de contact sur la Somalie, y participent. L'ouverture de la troisième phase de ces pourparlers est toujours bloquée, la délégation des tribunaux islamiques refuse d'y prendre part tant que les troupes éthiopiennes qu'ils accusent d'être présentes sur le sol somalien depuis plusieurs mois, ne se retirent pas de ce pays. Ils exigent d'ailleurs qu'une mission d'enquête internationale vienne vérifier cette présence.

Inondations en Ethiopie

Plus de 60 personnes sont mortes à la suite d'inondations dans l'est de l'Ethiopie. D'après l'UNICEF, plus de 140 000 personnes sont désormais sans abri. Cet été, des intempéries avaient déjà provoqué la mort de plus de 600 personnes.

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02/11/2006

Irak : un dirigeant d'Al-Qaïda tué à Ramadi

"Rafa Abdel Salam Hamoud Al-Ithawi, alias Abou Taha, était un émir (d'Al-Qaïda). Il était connu pour avoir facilité l'infiltration en Irak de combattants étrangers luttant contre la Force multinationale et s'attaquant aux innocents irakiens", a déclaré un communiqué américain.

Le dirigeant d'Al-Qaïda a été tué en compagnie de son chauffeur, lors d'une frappe aérienne contre leur véhicule à Ramadi, l'une des villes les plus touchées par la rébellion de l'ouest de l'Irak, sur laquelle l'armée américaine veut rétablir son contrôle.

Selon des résidents, Al-Ithawi était un criminel notoire, qui contrôlait la région d'al-Shamiyya, au nord de Ramadi. Emprisonné pour des affaires criminelles de droit commun puis grâcié sous l'ancien régime, il s'est converti au jihadisme, devenant après l'invasion l'émir d'Al-Qaïda dans cette région.

Vendredi, le Pentagone a attribué le regain de violence en Irak aux tentatives d'Al-Qaïda d'influer sur les élections américaines du 7 novembre et d'accentuer l'opposition au président George W. Bush.

L'opposition démocrate fait de ces élections un référendum sur l'Irak et contre Bush et réclame un changement de cap en Irak.

Entre-temps, Bagdad restait la proie de violences confessionnelles entre chiites et sunnites, qui n'ont fait que s'intensifier au cours des derniers mois.

Dans le quartier sunnite Aadamiya, le recteur de la faculté d'administration et d'économie Jassem Mohamed al-Dahabi (bien Dahabi), sa femme et son fils ont été tués dans leur voiture près de l'établissement, selon une source policière.

C'est le deuxième universitaire assassiné en quatre jours. Lundi Issam al-Raoui, président de la Ligue des universitaires irakiens, avait été tué au moment où il se rendait au travail avec deux collègues, qui ont été blessés.

Dans un communiqué, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a condamné l'assassinat de Dahabi et pressé les autorités de"ne pas rester les bras croisés face aux obscurantistes qui s'attaquent à l'élitéacadémique du pays".

Plusieurs centaines de cadres ou futurs cadres irakiens - médecins, avocats, architectes, ingénieurs, universitaires- ont été tués délibérément depuis le début de la guerre en 2003, provoquant l'émigration de bon nombre d'entre eux.

En dépit d'une opération de sécurité à laquelle participent 15.000 soldats américains et 40.000 militaires irakiens, des dizaines de personnes sont tuées quotidiennement dans la capitale.

Trois policiers ont été abattus dans le centre de Bagdad dans des tirs contre leur patrouille.

Une bombe a explosé dans un marché de Bagdad al-Jadida, quartier du sud de la capitale, faisant un mort et 22 blessés. La bombe était dissimulée près d'une boucherie.

En outre, les corps de 35 personnes ont été trouvés à Bagdad au cours des dernières 24 heures. Les victimes présentaient des traces de torture.

Des dizaines de corps sont découverts quasi quotidiennement dans différentes régions d'Irak, la plupart exécutées par balle ou portant des traces de tortures.

Dernière épisode de cette violence, deux athlètes de l'équipe irakienne d'handicapés ont été enlevés mercredi en plein centre-ville, par des hommes armés qui se sont introduits dans la salle d'entraînement où l'équipe se préparait en vue d'un tournoi en Jordanie.

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02/11/2006

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02/11/2006

Buts et Objectifs du Journal Chrétien

Ce Journal a un double but : de favoriser la diffusion des nouvelles chrétiennes sur internet et de permettre aux chrétiens d'origines et de dénominations différentes de travailler ensemble dans un projet édifiant pour le peuple de Dieu. L'idée a été adoptée par des chrétiens et des agences de presse grâce auxquels ce Journal est régulièrement mis à jour.

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02/11/2006

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